Les Occidentaux céderont-ils le plateau du Golan à un psychopathe ?
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Opinion

Les Occidentaux céderont-ils le plateau du Golan à un psychopathe ?

Nous appelons les États-Unis à conduire un processus international visant à reconnaître la souveraineté israélienne sur ce territoire

Les vestiges de la forteresse médiévale de Nimrod dans le nord du Golan en Israël (iStock)
Les vestiges de la forteresse médiévale de Nimrod dans le nord du Golan en Israël (iStock)

Nous vivons dans un monde plein de dilemmes diplomatiques complexes, mais pour une fois, en voici un qui est simple : prendriez-vous une région qui est florissante dans un État démocratique occidental, où cinquante mille personnes de religions et d’ethnies différentes vivent en harmonie, pour la confier à une dictature violente dirigée par le pire meurtrier de masse de notre époque, afin qu’il puisse détruire la région et assassiner la plupart de ses habitants ?

Si votre réponse est « non », cela signifie que vous êtes en faveur de la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan.

En 1981, Israël a décidé d’appliquer sa loi au plateau du Golan. Les Syriens exigeaient qu’il leur soit rendu. La plupart des pays, y compris les États-Unis, ont évité d’adopter une position claire. Nous pensons qu’il est temps de franchir le pas.

Le plateau du Golan constitue un cas unique dans le conflit israélo-arabe. C’est une région montagneuse d’environ 1 800 km² (environ la taille d’un ranch de taille moyenne au Texas), dans le nord d’Israël. Il convient de noter, bien sûr, qu’elle n’est aucunement liée au conflit entre Israël et les Palestiniens. Pas un seul Palestinien ne vit sur le plateau du Golan.

[La Syrie] est un régime maléfique dirigé par un psychopathe soutenu par les forces les plus malveillantes sur terre aujourd’hui

Historiquement, le Golan est connu comme étant la terre biblique du Bashan selon le livre du Deutéronome. Tout récemment, une importante restauration d’une synagogue juive du IVe siècle a été réalisée et, lors de fouilles archéologiques, une pièce de monnaie datant de l’an 67 de l’ère commune a été découverte avec une inscription qui se lit comme suit : « Pour la rédemption de Jérusalem sacrée ». C’est une région qui a une longue et profonde histoire juive.

Les Syriens, d’autre part, ont régné sur le plateau du Golan pendant seulement 21 ans, entre 1946 et 1967. Pendant ces années, ils ont transformé le Golan en base militaire, ont fait pleuvoir des tirs de roquettes sur les villages israéliens qui se trouvent au pied du plateau du Golan et ont tenté de détourner les sources d’eau vitales d’Israël pour assécher le pays.

Le ministre de la Défense de l’époque, Moshe Yaalon, regarde le territoire syrien depuis le plateau du Golan le 3 décembre 2013. (Crédit photo : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense/Flash 90)

En 1967, pendant la guerre des Six Jours, le plateau du Golan a été libéré par Israël. Au cours des 51 années qui ont suivi, Israël a développé le plateau du Golan et l’a transformé en un centre impressionnant de réserves naturelles et de tourisme, avec une agriculture de haute technologie, des vins primés, une industrie agro-alimentaire florissante et des hôtels-boutiques très demandés. La population druze du plateau du Golan, qui représente environ la moitié de la population, jouit des mêmes droits que n’importe quel autre citoyen israélien, comme cela se ferait dans toute démocratie authentique.

De l’autre côté de la frontière, la vie a pris une autre direction ; au cours des sept dernières années, le président Assad a massacré plus d’un demi-million de personnes, de son propre peuple et ses actions ont entraîné le déplacement de 11 millions d’autres personnes. Il a laissé les Gardiens de la révolution iraniens et le Hezbollah, les plus grandes organisations terroristes du monde, entrer en Syrie. Il a encouragé les milices chiites d’Irak et d’ailleurs à affluer en Syrie. C’est un régime maléfique dirigé par un psychopathe soutenu par les forces les plus malveillantes sur terre aujourd’hui.

L’homme qui n’a pas hésité à utiliser des armes chimiques contre les femmes et les enfants, continue de revendiquer le plateau du Golan au nom du « droit international ». Le fait que quiconque dans le monde occidental prend encore cet argument au sérieux ne relève pas seulement, de la naïveté – c’est de la folie. Est-ce que son comportement monstrueux n’a pas un prix ? Vivons-nous dans un monde sans aucun sens de la récompense et de la punition ? Le fait que le plateau du Golan soit sous domination israélienne est la seule chose qui l’a sauvé de la vallée syrienne de la mort, qui s’effondre sous le poids de la violence et de la destruction.

La communauté internationale, dirigée par les États-Unis, doit faire une chose simple : affirmer qu’ils voient le monde tel qu’il est. Nous appelons l’administration américaine et les deux partis – républicains et démocrates – à conduire un processus international de reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan.

C’est historiquement juste, c’est stratégiquement intelligent et cela permettra aux États-Unis de faire payer Assad pour son comportement méprisable sans avoir à mettre les pieds sur le sol syrien.

Le lieutenant-général (Rés.) Moshe « Bogie » Yaalon a été chef d’état-major général de l’armée israélienne jusqu’en 2005 et ministre de la Défense jusqu’en 2016. Le député Yair Lapid est le président de Yesh Atid, ancien membre du Cabinet de sécurité israélien et siège actuellement à la Commission de la Knesset sur le renseignement et les services secrets.

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