Les Palestiniens appellent des diplomates à empêcher la démolition de maisons
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Les Palestiniens appellent des diplomates à empêcher la démolition de maisons

"Lorsque la maison sera démolie, nous serons à la rue", a déclaré Ismaïl Abadiyeh, 42 ans, qui vit dans l'un des bâtiments menacés avec ses quatre enfants

Pierre Cochard (au centre), consul général de France à Jérusalem, et d'autres diplomates de l'UE, face aux bâtiments palestiniens menacés de démolition, dans le village de Dar Salah près de Beit Sahur, au sud de Bethléem, en Cisjordanie, le 16 juillet 2019. (Crédit photo : HAZEM BADER / AFP)
Pierre Cochard (au centre), consul général de France à Jérusalem, et d'autres diplomates de l'UE, face aux bâtiments palestiniens menacés de démolition, dans le village de Dar Salah près de Beit Sahur, au sud de Bethléem, en Cisjordanie, le 16 juillet 2019. (Crédit photo : HAZEM BADER / AFP)

Une vingtaine de diplomates, représentant 20 pays, se sont rendus dans un quartier de la région de Jérusalem, où des responsables palestiniens les ont appelés à empêcher Israël de démolir des habitations.

Le 18 juin, les autorités israéliennes ont informé certains résidents du quartier de Sour Baher, au sud de Jérusalem, de leur intention de démolir leur domicile, leur donnant 30 jours pour évacuer les lieux.

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), cette décision concerne 10 bâtiments, dont la plupart encore en construction. Environ 350 personnes sont concernées, selon l’Ocha.

Accompagné du gouverneur palestinien de Jérusalem Adnan Gheith, 22 diplomates majoritairement européens, dont le consul général de France à Jérusalem, Pierre Cochard, ont fait le déplacement pour rencontrer les résidents de ce quartier.

« Lorsque la maison sera démolie, nous serons à la rue », a déclaré Ismaïl Abadiyeh, 42 ans, qui vit dans l’un des bâtiments menacés avec ses quatre enfants.

Les habitants de Sour Baher ont aussi dit craindre que cent autres bâtiments de leur quartier ne soient également menacés dans un avenir proche.

Les immeubles visés par l’ordre de démolition se trouvent dans un périmètre de sécurité où la construction est interdite, justifient les autorités israéliennes.

Pour M. Cochard, cette explication est insuffisante. « Nous ne pouvons pas nier les droits » des Palestiniens, a-t-il déclaré à la presse.

M. Gheith a appelé les diplomates et leurs pays respectifs à mener « des actions sérieuses pour mettre fin à ces crimes constants ».

Les autorités israéliennes démolissent régulièrement ce qu’elles considèrent comme une construction illégale de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Les Palestiniens affirment qu’il est presque impossible d’obtenir des permis de construire de la part des autorités israéliennes et qu’il en résulte une pénurie de logements. Ils accusent aussi Israël de chercher systématiquement à les pousser hors de la région de Jérusalem.

La plupart des bâtiments visés par l’ordre de démolition sont situés dans des zones censées être sous le contrôle civil de l’Autorité palestinienne en vertu des accords d’Oslo, affirment-ils également.

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