Les Palestiniens ‘déçus’ après que Kerry ait échoué à parvenir à une percée
Rechercher

Les Palestiniens ‘déçus’ après que Kerry ait échoué à parvenir à une percée

Ramallah s'attendait à ce que le secrétaire d'Etat américain évoque la possibilité de renouveler les pourparlers de paix

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, arrivant au siège de l'Autorité palestinienne dans la ville de Ramallah en Cisjordanie pour des réunions avec des responsables palestiniens le 24 novembre 2015 (Crédit : AFP / ABBAS MOMANI)
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, arrivant au siège de l'Autorité palestinienne dans la ville de Ramallah en Cisjordanie pour des réunions avec des responsables palestiniens le 24 novembre 2015 (Crédit : AFP / ABBAS MOMANI)

Les responsables palestiniens ont exprimé une profonde déception envers les résultats de la visite du secrétaire d’Etat américain dans la visite mercredi, affirmant que peu de choses avaient été faites pour pousser à faire des efforts à reprendre des négociations de paix pour une solution à deux Etats pendant sa rencontre en Israël.

Selon les responsables, les Palestiniens s’attendaient à ce que Kerry apporte la nouvelle d’une série de gestes israéliens envers les Palestiniens qui allait finalement ouvrir la voie à la reprise des pourparlers diplomatiques.

Des responsables palestiniens ont déclaré que selon une entente entre Abbas et Kerry, l’administration américaine était censée évoquer la possibilité de renouveler les négociations de paix sur la base d’une solution à deux Etats le long des lignes d’avant 1967 avec Netanyahu.

La position d’Israël exaspère les Palestiniens, ont indiqué des responsables, dans la mesure où le gouvernement israélien est conscient que le fardeau de la responsabilité de la vague d’attentats terroristes ne réside pas sur l’Autorité palestinienne, en particulier les attaques au couteau menées par des adolescents palestiniens, des « loups solitaires ».

Au-delà de cela, les Palestiniens sont en colère de la demande de Netanyahu faite à Kerry sur la reconnaissance américaine des blocs d’implantation suivant les lignes d’une lettre envoyée par l’ancien président américain George W. Bush à l’ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon en 2004.

La lettre de Bush mentionnait un échange convenu de terres et une compréhension qu’Israël ne cédera pas des terres fortement intégrées au-delà de la Ligne verte, y compris les quartiers de Jérusalem-Est et les grandes agglomérations, dans tout futur accord de paix.

Netanyahu aurait demandé à Kerry de relancer la lettre de Bush en échange d’un accord israélien pour autoriser les Palestiniens à construire de nouvelles villes en Cisjordanie et à accroître la construction dans la zone C, qui est sous le contrôle de la sécurité israélienne.

Mardi soir, le Département d’Etat a annoncé que l’administration n’a pas l’intention de reconnaître les lignes directrices établies par la lettre de Bush.

« Le gouvernement américain n’a jamais défendu ou appuyé les implantations israéliennes et les activités qui leur sont associées et, par extension, ne pas poursuivre des politiques qui les légitiment », a déclaré le porte-parole Mark Toner.

Mais les Etats-Unis n’ont apparemment pas l’intention de forcer Israël et l’AP à entamer des pourparlers, avec Obama qui entre dans la dernière année de son administration et qui doit faire face à la menace de l’Etat islamique, les combats en Syrie et les tensions avec la Russie.

Des sources palestiniennes ont déclaré au Times of Israel qu’Abbas, face à sa popularité décroissante dans la rue palestinienne, cherche maintenant plusieurs options, dont aucune ne serait positive pour les deux parties qui pourrait être susceptible de faire remonter la position d’Abbas dans l’opinion publique.

Abbas, qui n’est pas intéressé dans le démantèlement de l’Autorité palestinienne ou à arrêter la coordination sécuritaire avec Israël, pourrait donc convoquer le Conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine et et annoncer que l’organisation annule sa reconnaissance d’Israël.

Une autre option serait de se tourner vers le Conseil de sécurité de l’ONU avec une demande de reconnaître la Palestine ou de se tourner vers la Cour pénale internationale à La Haye.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...