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Les parents entièrement vaccinés protègent considérablement leurs enfants – étude

L'étude montre que les enfants vivant avec deux parents vaccinés durant l'épidémie Alpha présentaient 72 % d'infections en moins que les enfants de parents non vaccinés

Une femme se fait vacciner au centre commercial Malcha à Jérusalem, le 23 décembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Une femme se fait vacciner au centre commercial Malcha à Jérusalem, le 23 décembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Une équipe de recherche dirigée par des Israéliens a découvert que les parents réduisent massivement les risques d’infection de leurs enfants, par le coronavirus, en se faisant vaccinés.

Cette recherche présente un intérêt majeur pour une grande partie du monde, où les vaccins pour adultes sont disponibles, alors que les vaccins pour jeunes enfants ne sont pas encore proposés. De nombreux parents se demandent comment protéger au mieux leur progéniture.

Dans l’étude examinée par des pairs et publiée dans la revue Science, les chercheurs ont constaté que lors de l’épidémie du variant Alpha au début de l’année 2021, les enfants israéliens qui vivaient avec deux parents vaccinés avaient un risque d’infection inférieur de 72 % à celui des enfants qui vivaient avec des parents non vaccinés. Dans les familles avec un seul parent vacciné, la réduction du risque était de 26 %.

On ne sait pas exactement dans quelle mesure ces chiffres s’appliquent à la vague actuelle d’Omicron ou aux futures épidémies, mais les auteurs de l’étude estiment que la tendance générale identifiée reste valable.

Un agent de santé prélève des échantillons de test sur des enfants à Jérusalem, le 11 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Ils soulignent que la taille de l’échantillon pour la recherche sur la souche Alpha était très importante, environ 155 000 ménages. Les participants étaient membres de la caisse de santé Clalit, qui a mené l’étude en collaboration avec des chercheurs de l’université de Harvard et de l’université de Tel Aviv.

« Cette étude montre que la vaccination des parents protège beaucoup les enfants qui n’ont pas encore droit aux vaccins, » a déclaré le Dr Noam Barda, l’un des auteurs de l’étude, au Times of Israel.

« En fait, cela montre que c’est probablement la meilleure chose que nous puissions faire pour les enfants, et l’étude est un appel aux parents qui ne sont pas vaccinés ou qui ne sont pas à jour de leurs rappels de vaccins à prendre des mesures pour protéger leurs proches. »

Un autre auteur de l’étude, et chercheur à la Harvard Medical School, le Dr Ben Reis, a déclaré : « Les parents ont le devoir sacré de protéger leurs enfants du danger. En particulier dans les familles où les enfants sont trop jeunes pour être vaccinés, cette étude apporte une preuve éclatante de l’importance pour les parents de se faire vacciner – pour se protéger eux-mêmes, mais aussi pour protéger leurs enfants. »

Barda, analyste à la Clalit et conférencier à l’Université Ben Gourion, a insisté sur les rappels parce que la deuxième partie de l’étude a corrélé les niveaux d’infection chez les enfants pendant la vague Delta de juin à novembre 2021 avec l’inoculation des troisièmes vaccins, qui ont été introduits pendant la vague.

Après avoir étudié environ 77 000 ménages, les chercheurs ont constaté que lorsqu’un parent d’une famille avait reçu un rappel, cela réduisait le risque d’infection des enfants de 21 %, par rapport aux ménages où les parents n’avaient reçu que deux vaccins. Dans les familles où les deux parents avaient reçu un rappel, les enfants présentaient un risque d’infection 58 % plus faible que dans les familles où les parents étaient doublement vaccinés.

Le professeur Ran Balicer, responsable de l’innovation chez Clalit, le plus grand kupat holim d’Israël, à Tel Aviv, le 10 juin 2020. (Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP)

Le professeur Ran Balicer, directeur de l’antenne de recherche à la Clalit et aussi important conseiller du gouvernement israélien en matière de coronavirus, a déclaré que la baisse des niveaux d’infection était due aux faits que les parents étaient mieux protégés contre l’infection et qu’ils transmettaient moins l’infection aux personnes de leur entourage si elles attrapaient le coronavirus.

« Pour la première fois, nous pouvons quantifier la protection indirecte fournie par les parents vaccinés aux enfants non vaccinés », a-t-il déclaré.

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