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Les propos de haine antisémite à leur paroxysme en Autriche – observatoire

Le Forum contre l'antisémitisme basé à Vienne a estimé que l'expression de la haine des Juifs est devenue "plus acceptable"

Une croix gammée. Illustration. (Crédit : ADL/JTA)
Une croix gammée. Illustration. (Crédit : ADL/JTA)

Un observatoire de l’antisémitisme en Autriche a rapporté une augmentation des incidents liés aux discours de haine et une baisse des agressions physiques pour l’année dernière, en comparaison avec 2016.

Dans son rapport annuel publié jeudi, le Forum contre l’antisémitisme, basé à Vienne, a rapporté cinq cas d’agressions physiques et 51 actes de vandalisme en 2017. L’année qui avait précédé, le même observatoire avait enregistré sept agressions et 68 cas de vandalisme.

Mais les cas de discours de haine, notamment les menaces et les insultes sur les réseaux sociaux, sont passés de 375 en 2016 à 402 l’année dernière, a fait savoir le rapport.

Au total, le Forum a documenté 503 affaires en 2017 – ce qui, a fait savoir l’observatoire dans un communiqué, est un chiffre qui n’avait jamais été atteint auparavant. En 2016, le nombre total d’incidents s’élevait à 477.

En comparaison avec d’autres pays européens, les chiffres autrichiens sont particulièrement élevés, en raison peut-être de différences dans la méthodologie de collecte des données et par rapport également à la motivation des victimes à porter plainte ou à la prévalence des incidents.

L’Autriche compte approximativement 10 000 Juifs.

En France, avec plus d’un demi-million de Juifs, l’observatoire de l’antisémitisme SPCJ a enregistré 335 cas en 2016. Le ministère français de l’Intérieur a rapporté 311 cas en 2017.

Des manifestants brandissent des bannières dénonçant le futur chancelier Sebastian Kurz et le prochain vice-chancelier du parti d’extrême-droite de la Liberté (FPO) Christian Strache durant une manifestation contre le nouveau gouvernement autrichien aux abords du palais présidentiel durant l’investiture du nouveau gouvernement autrichien à Vienne, en Autriche, le 18 décembre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / JOE KLAMAR)

Au mois de décembre, le parti autrichien de la Liberté, un mouvement d’extrême-droite fondé dans les années 1950 par un ancien nazi, est entré au gouvernement comme seul partenaire de coalition du parti conservateur au pouvoir du chancelier Sebastian Kurz.

« Ce que nous observons est une réduction des inhibitions », a affirmé Amber Weinber du Forum contre l’antisémitisme à l’attention des journalistes lors d’une conférence de presse à Vienne. « Il est devenu plus acceptable socialement de faire de telles déclarations ».

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