Les rebelles syriens affirment avoir tué le terroriste Kuntar
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Les rebelles syriens affirment avoir tué le terroriste Kuntar

Pour l'armée syrienne libre, le fait que le Hezbollah affirme qu'Israël a tué le Druze libanais révèle ses réussites

Des Syriens, le 20 décembre 2015, sur le site d'un raid aérien israélien présumé dans lequel le terroriste  Samir Kuntar aurait été abattu à Jaramana, au sud-est de la capitale syrienne Damas ( LOUAI BESHARA / AFP)
Des Syriens, le 20 décembre 2015, sur le site d'un raid aérien israélien présumé dans lequel le terroriste Samir Kuntar aurait été abattu à Jaramana, au sud-est de la capitale syrienne Damas ( LOUAI BESHARA / AFP)

L’Armée syrienne libre a affirmé lundi qu’elle avait tué le terroriste du Hezbollah, Samir Kuntar, un jour après que le Hezbollah a annoncé qu’il avait été tué par une frappe israélienne sur un bâtiment dans le sud de Damas.

Israël a refusé de reconnaître la responsabilité de la frappe mais elle a été attribuée à Jérusalem.

L’armée syrienne libre, un groupe rebelle laïc et modéré qui a perdu du terrain face aux forces régulières syriennes et les groupes islamistes pendant la guerre civile qui a duré près de cinq ans, a déclaré que les affirmations du Hezbollah qu’Israël était derrière l’assassinat « fait la lumière sur les réalisations de l’armée syrienne libre ».

L’assassinat de Kuntar, un dirigeant du Hezbollah, qui est sorti des prisons israéliennes en 2008 et qui est considéré comme l’un des meilleurs agents du groupe, a été condamné par l’Iran, la Syrie, le Hamas et le Hezbollah qui a juré de se venger de l’Etat juif.

Photo prise le 22 octobre 2008, montrant Samir Kuntar lors d'une interview dans les environs de Beyrouth. A l'arrière-plan on voit un portrait du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei (Photo: JOSEPH BARRAK / AFP)
Photo prise le 22 octobre 2008, montrant Samir Kuntar lors d’une interview dans les environs de Beyrouth. A l’arrière-plan on voit un portrait du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei (Photo: JOSEPH BARRAK / AFP)

Trois roquettes ont été tirées sur le nord d’Israël du Sud-Liban, dimanche soir, qui ont atterri dans des terrains. Le Hezbollah n’a pas revendiqué la responsabilité des tirs transfrontaliers auxquels Israël a répondu en tirant à son tour.

L’armée syrienne a déclaré dans une vidéo que le Hezbollah a fait porter le blâme sur Israël pour la mort de Kuntar car cela permettait de masquer les véritables auteurs, dont les identités n’ont pas été révélées pour ne pas porter un coup « au moral de ses mercenaires », selon le site libanais Naharnet, qui n’auraient pas voulu apprendre qu’ils étaient vulnérables face à l’armée syrienne libre.

Le Hezbollah a été actif en Syrie pour soutenir le président assiégé Bachar al-Assad, que l’armée syrienne libre cherche à renverser.

L’assaut sur le bâtiment de Damas qui a tué Kuntar et huit autres personnes aurait été un raid aérien.

Il n’y avait aucun moyen de vérifier les allégations de l’armée syrienne libre, qui ne possède pas ses propres forces aériennes. Les groupes rebelles revendiquent souvent la responsabilité des actions des autres pour remporter des victoires dans le domaine de l’image et de leur réputation.

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