Les Républicains du Sénat vont introduire 2 textes de loi contre l’antisémitisme
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Les Républicains du Sénat vont introduire 2 textes de loi contre l’antisémitisme

Une résolution met en évidence le caractère raciste de la remise en question de la loyauté juive ; la seconde cible "la conduite discriminatoire anti-Israël"

Des étudiants musulmans pendant une manifestation anti-Israël à l'université de Californie d'Irvine, en 2006. (Crédit : Mark Boster/Los Angeles Times via Getty Images/JTA)
Des étudiants musulmans pendant une manifestation anti-Israël à l'université de Californie d'Irvine, en 2006. (Crédit : Mark Boster/Los Angeles Times via Getty Images/JTA)

Les sénateurs républicains vont introduire deux projets de loi qui s’opposent à l’antisémitisme.

Ces textes font suite à une controverse autour de la représentante Ilhan Omar, une démocrate du Minnesota, qui a été accusée par les deux parties d’antisémitisme pour ses propos critiques d’Israël et des pro-Israël.

L’un des textes de loi est une résolution, qui devrait être introduite par le sénateur républicain Ted Cruz, qui déclare que « l’antisémitisme a, pendant des centaines d’années, inclus des attaques sur la loyauté des Juifs ». Cette résolution est censée être une critique d’Omar, qui, a suggéré le mois dernier que les partisans d’Israël ont une « double allégeance à un pays étranger ».

Le second texte, appelé Anti-Semitism Awareness Act, est un projet de loi bipartisan qui a été initialement introduit en 2016 pour exploiter les ressources de la division des droits civiques du département de l’Education pour combattre l’antisémitisme sur les campus universitaires. Le projet de loi stipule que l’antisémitisme comprend « le harcèlement sur la base des ancêtres et des caractéristiques ethniques perçues ou réelles d’un groupe religieux », ainsi que « la conduite discriminatoire anti-Israël qui franchit la ligne de l’antisémitisme ».

Les groupes de défense des libertés civiques craignent que l’Awareness Act menace la liberté d’expression et la critique d’Israël. J Street, un lobby libéral pro-Israël, s’y oppose tandis que l’AIPAC et la Ligue Anti-Diffamation (ADL) se sont montrés favorables à ce projet de loi par le passé.

Les démocrates semblent craindre ces deux mesures républicaines, qui attiseraient la controverse dont fait l’objet Omar et expose les différences parmi les démocrates dans leur approche à l’exposition du mouvement du boycott d’Israël dans les capitales et les campus universitaires.

Les démocrates préfèrent une résolution de la chambre, soutenue par les représentants Jerry Nadler, un démocrate de New York, Lee Zeldin, un républicain de New York et Brad Schneider, un démocrate de l’Illinois – tous Juifs – qui condamnent le mouvement anti-Israël de Boycott, Désinvestissement et Sanctions. La résolution condamne le mouvement BDS, mais, à l’inverse des mesures souhaitées par le Congrès, ne facilite pas la pénalisation de l’adhésion à ce boycott.

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