Les sanctions anti-Hezbollah, une « agression » pour le chef du Parlement libanais
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Les sanctions anti-Hezbollah, une « agression » pour le chef du Parlement libanais

Les Etats-Unis ont annoncé des sanctions contre deux députés du Hezbollah, accusés d'"exploiter le système politique et financier" du Liban au profit du Hezbollah et de l'Iran

Le président du parlement libanais Nabih Berri lors d'un entretien avec l'Associated Press à Beyrouth, au Liban, le 11 mai 2018 (Crédit : AP/Hussein Malla)
Le président du parlement libanais Nabih Berri lors d'un entretien avec l'Associated Press à Beyrouth, au Liban, le 11 mai 2018 (Crédit : AP/Hussein Malla)

Le chef du Parlement libanais Nabih Berri a condamné mercredi les sanctions américaines imposées la veille contre trois responsables du puissant mouvement terroriste chiite Hezbollah, les qualifiant d’ « agression » contre le pays.

Les Etats-Unis ont annoncé mardi des sanctions contre deux députés du Hezbollah, Amine Cherri et Mohamad Hasan Raad, accusés d' »exploiter le système politique et financier » du Liban au profit du Hezbollah et de l’Iran, selon un communiqué du Trésor.

Ils ont également sanctionné Wafic Safa, chef de l’appareil sécuritaire du Hezbollah, un puissant mouvement terroriste, allié de l’Iran.

Ces sanctions inédites contre des élus du Hezbollah constituent « une agression contre la chambre des représentants, et certainement contre le Liban », a déclaré M. Berri dans un communiqué publié par la présidence du Parlement.

Chef de l’Assemblée nationale depuis 1992, M. Berri est le chef du mouvement chiite Amal et un allié du Hezbollah.

Mardi, un député du Hezbollah, Ali Fayad, avait qualifié ces sanctions d’ « humiliation » pour le peuple libanais.

Les Etats-Unis ont multiplié ces deux dernières années les sanctions contre l’Iran, leur bête noire, ainsi que contre ses alliés régionaux comme le Hezbollah.

En tout, 50 membres ou entités liés au Hezbollah ont été placés depuis 2017 sur la liste des sanctions américaines pour terrorisme.

Le mouvement chiite « menace la stabilité politique et économique du Liban et de la région, tout cela au détriment du peuple libanais », a affirmé mardi Sigal Mandelker, la sous-secrétaire au Trésor américain.

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