Les Saoudiens et les Israéliens « faibles et insignifiants » ne sont pas une menace, dit un responsable iranien
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Les Saoudiens et les Israéliens « faibles et insignifiants » ne sont pas une menace, dit un responsable iranien

Ali Akbar Velayati, aide du chef suprême iranien Kohmeni, a mis en garde Ryad contre la "collaboration avec les sionistes" qui, selon lui, a été continue depuis 1948

Capture d'écran d'une vidéo d'Ali Akbar Velyati, haut conseiller du chef suprême iranien  Ali Khameni. (Capture d'écran : YouTube)
Capture d'écran d'une vidéo d'Ali Akbar Velyati, haut conseiller du chef suprême iranien Ali Khameni. (Capture d'écran : YouTube)

Un haut conseiller du chef suprême iranien Ali Khamenei s’est moqué dimanche de l’idée d’une alliance israélo-saoudienne pour déjouer Téhéran, disant que les deux pays sont trop peu importants et inoffensifs pour poser un quelconque danger à la république islamique.

Ali Akbar Velyati a expliqué aux journalistes à Téhéran qu’Israël et l’Arabie saoudite ne sont pas une menace, les deux états étant « faibles et insignifiants », a rapporté l’agence de presse semi-officielle Fars.

Le conseiller a ajouté que la coopération présumée entre l’Etat juif et l’Arabie saoudite, qui n’a été mise en lumière que récemment dans les médias, a été continue depuis l’établissement d’Israël en 1948.

L’Arabie saoudite ne reconnaît pas officiellement Israël mais les deux parties partagent la crainte d’une hégémonie de l’Iran dans la région.

« Ils pensent qu’ils peuvent agir contre l’Iran en collaboration avec les sionistes mais si les sionistes étaient puissants, ils n’érigeraient pas de murs autour de leurs implantations », a ajouté Velyati.

Si Velayati se référait aux implantations israéliennes en Cisjordanie qui ont souvent des clôtures de sécurité autour d’elles ou s’il évoquait la barrière de sécurité israélienne qui suit à peu près la Ligne verte qui sépare la Cisjordanie d’Israël selon les lignes d’avant 1967 reste indéterminé.

Velayati a également rejeté les affirmations faites la semaine dernière par l’ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley, qui avait dit qu’un missile lancé par les rebelles yéménites vers l’aéroport de Ryad, le 4 novembre, avait été « conçu en Iran ».

Haley, a-t-il expliqué, est comme le président américain Donald Trump qui ne prononce que des paroles « ridicules et sans fondement ».

« La république islamique d’Iran n’a donné aucun missile au Yémen », a-t-il fait valoir.

L’ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley dévoile des informations classifiées ayant pour objectif de prouver que l’Iran a violé la résolution de l’ONU 2231 en fournissant aux rebelles houthis au Yémen des armes durant une conférence de presse à la Joint Base Anacostia de Washington le 14 décembre 2017 (AFP Photo/Jim Watson)

Haley a affirmé la semaine dernière que Washington possédait des preuves « irréfutables » qu’au moins deux missiles lancés contre l’Arabie saoudite par les rebelles houthis yéménites ainsi que d’autres armes avaient été fabriqués en Iran.

Mais ses commentaires sont allés au-delà des conclusions d’une enquête menée par l’ONU qui n’a pas pu déterminer de manière claire que les missiles provenaient d’un fournisseur iranien, remarquant seulement qu’ils avaient une « origine commune » avec certains modèles créés par la république islamique.

L’Arabie saoudite, qui a mené une intervention militaire au Yémen avec l’appui des Etats-Unis depuis le mois de mars 2015, a demandé vendredi des actions immédiates contre son ennemi et adversaire régional, l’Iran, en raison des livraisons présumées de missiles. La république islamique a nié en avoir fourni.

Ryad a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran au mois de janvier 2016 après l’attaque par des manifestants iraniens de missions diplomatiques saoudiennes en réponse à l’exécution d’un éminent religieux dissident chiite par l’Arabie saoudite.

Les tensions se sont encore accrues le mois dernier après le lancement par les Houthis d’un missile balistique qui a été intercepté à proximité de Ryad.

Le chef d’Etat-major de l’armée israélienne Gadi Eizenkot a fait savoir le mois dernier que l’Etat juif et l’Arabie saoudite étaient en « accord total » sur le fait que l’Iran incarnait la plus forte menace à tout le Moyen Orient.

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