Les stations de dépistage rapide du virus renforcées suite à des plaintes
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Les stations de dépistage rapide du virus renforcées suite à des plaintes

Davantage de sites de test et de personnel sont prévus suite aux nouvelles restrictions

Un membre du personnel médical du Magen David Adom  a prélevé un échantillon sur un enfant dans un complexe de tests COVID-19 à Jérusalem, le 18 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Un membre du personnel médical du Magen David Adom a prélevé un échantillon sur un enfant dans un complexe de tests COVID-19 à Jérusalem, le 18 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministère de la Santé a déclaré qu’il allait étendre et augmenter les services de dépistage rapide du virus. Cela survient à la suite de la mise en place de nouvelles restrictions concernant le coronavirus, exigeant que les enfants de plus de 3 ans soient testés avant d’entrer dans les lieux de spectacle, et qui ont entraîné de longues files d’attente et agacé de nombreux parents.

Parmi les restrictions entrées en vigueur mercredi figure l’extension du système du pass vert, qui n’autorise l’accès aux lieux ou aux événements qu’aux personnes munies de documents prouvant qu’elles sont vaccinées, qu’elles ont récupéré ou qu’elles ont subi un test PCR négatif dans les 72 heures précédentes ou un test de dépistage rapide du virus peu avant.

L’État subventionne les tests rapides COVID-19 pour les enfants âgés de 3 à 11 ans, qui ne sont pas éligibles pour le vaccin, tandis que les tests pour les individus âgés de 12 ans et plus doivent être payés de leur poche.

Les stations de dépistage rapide, en particulier dans la région centrale du pays, ont été submergées mercredi matin par des familles cherchant à faire tester leurs enfants afin de pouvoir profiter des activités estivales, notamment l’accès aux piscines et aux hôtels. La confusion quant à l’endroit où les tests pouvaient être effectués gratuitement n’a fait qu’ajouter aux difficultés.

Dans l’après-midi, le ministère de la Santé a annoncé qu’il prendrait des mesures pour améliorer la situation.

Le ministère de la Santé a également annoncé que toutes les stations gérées par le Magen David Adom proposeront des tests de dépistage du virus subventionnés par le gouvernement aux moins de 12 ans et que toute personne ayant déjà payé un test pendant la journée pourra être remboursée.

Il y avait eu un malentendu pour beaucoup concernant les stations MDA, car l’organisation effectuait des tests rapides subventionnés mercredi matin sur ses sites dans tout le pays, sauf dans la région centrale, où le groupe Ichilov Well avait obtenu les droits pour effectuer le service. Dans la région centrale, les stations MDA ont exigé le paiement des tests, à la grande surprise de nombreux parents qui n’étaient pas au courant de cet arrangement.

L’emplacement des stations MDA et des stations de test Ichilov Well est disponible en ligne, en hébreu.

En outre, le ministère a déclaré que davantage de stations de dépistage seraient ouvertes et que davantage de personnel serait employé sur chaque site, afin d’accélérer le processus de prélèvement. Les stations ouvriront également plus tôt dans la journée, à 8 heures.

Un travailleur médical du Magen David Adom effectue un test rapide sur des enfants israéliens dans un centre de tests COVID-19 à Jérusalem, le 18 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Au cours de la journée, certains parents ont déclaré qu’en raison du grand nombre de personnes arrivant aux stations de dépistage du virus, ils avaient été obligés d’attendre, même s’ils avaient pris rendez-vous pour le test avant d’arriver.

Un père de Modiin a déclaré au quotidien Haaretz qu’il avait attendu une heure et demie pour effectuer un test pour son fils.

« Comme il n’y avait qu’un seul testeur, c’était lent et cela a pris beaucoup de temps », a déclaré le père, qui n’a pas été nommé dans l’article. « S’il y avait trois stations, je suppose que ça irait plus vite. »

En revanche, le père a déclaré que les résultats des tests avaient été envoyés sur son téléphone dans les dix minutes.

« Dans ce sens, cela a bien fonctionné », a-t-il déclaré.

Revital et Avi Yakoel, de Pardes Hannah, ont emmené leur famille au zoo biblique de Jérusalem où, avec d’autres personnes, ils ont attendu trois heures pour que des tests de virus puissent être effectués dans une station située sur place.

« Les enfants ont déjà perdu patience », a-t-elle déclaré, ajoutant que la promiscuité entre ceux qui attendaient les tests constituait un danger pour la propagation du virus.

« La foule dans la file d’attente crée un rassemblement qui nous met beaucoup plus en danger que de se promener dans le zoo, qui est un espace ouvert », a-t-elle déclaré.

Les exploitants des lieux ont également eu du mal à appliquer les règles.

Natan Moreh, chef d’équipe au restaurant Perugino à Netanya, a déclaré que certains clients étaient perdus quant au fonctionnement des nouvelles règles et que tous ne faisaient pas preuve de compréhension face à la situation.

« Il y a ceux qui commencent à s’énerver, et vous avez beau expliquer à une personne qu’il n’y a rien à faire [à propos des règles], c’est insultant », a-t-il déclaré à Ynet. « Il est difficile pour moi de dire à quelqu’un de se lever et de partir. »

Les tests n’étant valables que pendant 24 heures, de nombreux parents renoncent à emmener leurs enfants sur des sites de loisirs, selon les médias.

Ofir Miller, président du conseil d’administration de l’Association israélienne des attractions, dont les membres exploitent des sites de loisirs et de divertissement dans tout le pays, a déclaré à la Douzième chaîne qu’il y avait eu une baisse de 50 % des visites d’attractions mercredi.

Il a déclaré que les exploitants de sites étaient pris entre la nécessité de maintenir une activité viable et l’obligation de se conformer aux réglementations sanitaires.

« Si nous devons choisir entre ramener le pain à la maison et coopérer avec le gouvernement – c’est une question difficile », a déclaré Miller.

Des personnes portant des masques faciaux dans la rue Jaffa à Jérusalem, le 18 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Israël a réimposé mercredi des plafonds sur les rassemblements et réintroduit des règles exigeant une distanciation sociale dans les entreprises, dans un contexte de montée en flèche des taux d’infection à la COVID-19 dans le pays.

Ces restrictions visent à ralentir la récente résurgence des infections au coronavirus, qui ont porté le nombre de cas quotidiens à des niveaux jamais atteints depuis six mois, alors que le pays avait réduit la propagation à une dizaine de nouveaux cas par jour, en moyenne.

Les règles s’appliquent aux événements sportifs et culturels, aux conférences, aux expositions, aux hôtels, aux gymnases, aux piscines, aux salles et lieux de manifestations, aux festivals, aux restaurants, aux bars, aux cafés, aux musées, aux bibliothèques, aux attractions touristiques, aux universités et aux collèges.

Les responsables du ministère de la Santé affirment que le fait d’exiger le paiement des tests pour les personnes âgées de 12 ans et plus ne vise pas à taxer les personnes non vaccinées, mais plutôt à réduire le volume des tests effectués, y compris les tests PCR, afin de soulager les organismes d’assurance maladie et les laboratoires qui traitent les tests de diagnostic, a rapporté Haaretz.

Le gouvernement est déterminé à éviter d’ordonner ce qui serait le quatrième confinement du pays depuis le début de la pandémie de coronavirus, et encourage les vaccinations, ainsi que certaines restrictions, comme moyen de faire face à une hausse des infections.

Les chiffres du ministère de la Santé publiés jeudi montrent que 7 856 nouveaux cas ont été diagnostiqués la veille. Le nombre de malades graves, que le gouvernement a fixé comme indicateur de l’ampleur de l’épidémie, a encore augmenté de huit après minuit pour atteindre 603 jeudi matin.

Il y avait 62 163 patients atteints du virus actif, a indiqué le ministère. Depuis le début de la pandémie, 6 726 personnes sont mortes de la COVID-19 en Israël.

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