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Les stations-service d’Iran de nouveau fonctionnelles après une cyberattaque

Un groupe lié à Israël, connu sous le nom de "Gonjeshke Darande", a revendiqué l'attaque, "en réponse à l’agression de la République islamique et de ses mandataires dans la région"

Des voitures et des motos font la queue pour faire le plein dans une station-service à Téhéran, la capitale de l'Iran, le 26 octobre 2021, alors que le système de distribution de gaz est perturbé dans tout le pays. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Des voitures et des motos font la queue pour faire le plein dans une station-service à Téhéran, la capitale de l'Iran, le 26 octobre 2021, alors que le système de distribution de gaz est perturbé dans tout le pays. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Toutes les stations-service d’Iran sont de nouveau fonctionnelles mardi matin, au lendemain d’une cyberattaque présumée qui a mis hors service 70 % d’entre elles.

Jafar Salari Nesab, PDG de la National Iranian Oil Products Distribution Company, a déclaré à l’agence de presse semi-officielle iranienne ISNA que toutes les stations-service fonctionnaient, mais que certaines avaient encore des problèmes avec le système de paiement et que seules 60 % d’entre elles étaient actuellement en mesure d’accepter les cartes de carburant.

Il espère que tous les problèmes seront résolus d’ici la fin de la journée.

Un groupe lié à Israël, connu sous le nom de « Gonjeshke Darande », ou « moineau prédateur », a revendiqué l’attaque, affirmant avoir désactivé « la majorité des pompes à essence dans tout l’Iran ».

« Cette cyberattaque est une réponse à l’agression de la République islamique et de ses mandataires dans la région », a indiqué le groupe dans des communiqués en persan et en anglais.

« Khamenei, jouer avec le feu a un prix », avait averti le groupe. « Ceci n’est qu’un avant-goût de ce qui vous attend. »

Le groupe a affirmé avoir eu accès aux systèmes de paiement des stations-service touchées, ainsi qu’au serveur central et au système de gestion de chaque station.

Depuis le début de la guerre d’Israël contre les terroristes du Hamas à Gaza, qui a commencé par une attaque brutale le 7 octobre, au cours de laquelle les terroristes du Hamas ont massacré près de 1 200 personnes et pris plus de 240 otages, les groupes soutenus par l’Iran, tels que le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen, ont intensifié leurs attaques contre Israël.

Les organes de presse nationaux iraniens ont indiqué que près de 70 % des stations-service du pays étaient hors service, citant un « problème de logiciel » comme en étant la cause et exhortant les gens à ne pas se précipiter vers les stations qui étaient encore opérationnelles.

Gonjeshke Darande a déclaré dans un second communiqué publié sur Telegram : « Comme lors de nos précédentes opérations, cette cyber-attaque a été menée en prenant des mesures pour limiter les dommages potentiels causés aux services d’urgence. »

« Nous avons envoyé des avertissements aux services d’urgence de tout le pays avant le début de l’opération, et nous avons veillé à ce que certaines des stations-service du pays ne soient pas touchées pour cette même raison, bien que nous ayons accès à ces stations et que nous soyons en mesure d’en perturber complètement le fonctionnement. »

Le groupe serait lié à la Direction des Renseignements militaires israéliens.

Israël maintient généralement une politique d’ambiguïté sur ses opérations contre l’Iran, mais les correspondants militaires israéliens, qui sont régulièrement informés officieusement par de hauts responsables israéliens, ont fortement suggéré que l’unité du cyber-espace 8200 était responsable de la cyber-attaque de 2022 contre l’aciérie iranienne.

L’Iran a déconnecté d’Internet une grande partie de son infrastructure gouvernementale après que le virus informatique Stuxnet – qui serait une création conjointe américano-israélienne – a perturbé des milliers de centrifugeuses iraniennes dans les sites nucléaires du pays en 2010.

L’Iran, qui a longtemps été sanctionné par l’Occident, a du mal à se procurer du matériel et des logiciels à jour, car il s’appuie souvent sur des appareils électroniques fabriqués en Chine ou sur des systèmes plus anciens qui ne sont plus protégés par les fabricants, ce qui en fait des cibles de choix pour un pirate informatique potentiel. Les versions pirates de Windows et d’autres logiciels sont courantes en Iran.

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