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Les stocks médicaux sont « extrêmement bas » à Gaza – OMS

La moitié des 36 hôpitaux de Gaza sont toujours fermés après la fin de la guerre entre Israël et le Hamas, un conflit qui s'est conclu par un cessez-le-feu fragile, au mois d'octobre dernier

Une Gazaouie réconfortant un enfant, à l'hôpital Nasser, à Khan Younès, le 31 août 2025. (Crédit : AFP)
Une Gazaouie réconfortant un enfant, à l'hôpital Nasser, à Khan Younès, le 31 août 2025. (Crédit : AFP)

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé que les stocks médicaux, dans la bande de Gaza, sont extrêmement bas, et ce malgré la réouverture par Israël d’un passage frontalier d’une importance déterminante, cette semaine.

Certains matériels – comme la gaze et les aiguilles – sont déjà épuisés, a commenté la directrice régionale de l’OMS, Hanan Balkhy, qui a cité des informations transmises par le ministère de la Santé de Gaza, l’enclave dévastée par la guerre qui a opposé Israël et le Hamas depuis deux ans.

« Les stocks de médicaments essentiels, de fournitures pour les traumatismes et de consommables chirurgicaux sont à un niveau critique, et les pénuries de carburant continuent de limiter les opérations hospitalières », a-t-elle dit.

« La situation est difficile, et nous allons bientôt être à court de tout ce qui reste », a-t-elle déploré.

Mardi, l’agence militaire israélienne qui contrôle l’accès à Gaza a expliqué avoir rouvert le poste-frontière de Kerem Shalom « pour permettre l’entrée progressive de l’aide humanitaire ». Elle avait fermé les points d’entrée plus tôt, invoquant les menaces de missiles iranien dans le contexte de l’escalade des affrontements aériens qui ont suivi l’attaque lancée par les forces israéliennes et américaines contre l’Iran, samedi dernier.

Le passage frontalier de Rafah vers l’Égypte, principal point de sortie pour la majorité des habitants de Gaza, est resté fermé et les évacuations médicales ont été suspendues, selon l’OMS.

Environ 18 000 personnes – dont des enfants blessés et des personnes atteintes de maladies chroniques – attendent d’être évacuées, selon l’agence des Nations unies.

Balkhy a indiqué qu’il avait été possible d’importer certaines matériels et du carburant mardi et mercredi, mais que des camions restent en attente à Al-Arish, en Égypte.

« Nous parlons de… 200 camions au maximum sur les 600 camions quotidiens qui doivent entrer, ce qui est vraiment insuffisant pour répondre aux besoins de Gaza », a-t-elle affirmé.

Elle a demandé à ce que davantage de carburant soit autorisé à entrer pour faire fonctionner les hôpitaux.

La moitié des 36 hôpitaux de Gaza sont toujours fermés après la fin de la guerre entre Israël et le Hamas, un conflit qui s’est conclu par un cessez-le-feu fragile, au mois d’octobre dernier – et ceux qui sont ouverts ont du mal à maintenir des services essentiels comme la chirurgie, les dialyses et les soins intensifs.

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