Les survivants de la Shoah ont plus de risque de mourir du cancer ou d’infarctus
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Les survivants de la Shoah ont plus de risque de mourir du cancer ou d’infarctus

Une étude de l'Université hébraïque montre que les conséquences de la Shoah sur la santé des survivants se poursuivent pendant des décennies entraînant une mortalité accrue

Un homme franchit la porte du camp de la mort nazi de Sachsenhausen avec la phrase "Arbeit macht frei" (le travail rend libre) à Oranienburg, en Allemagne, lors de la Journée internationale de commémoration de la Shoah, le 27 janvier 2019. (Markus Schreiber/AP)
Un homme franchit la porte du camp de la mort nazi de Sachsenhausen avec la phrase "Arbeit macht frei" (le travail rend libre) à Oranienburg, en Allemagne, lors de la Journée internationale de commémoration de la Shoah, le 27 janvier 2019. (Markus Schreiber/AP)

Selon une étude de l’Université hébraïque, les conséquences néfastes de la Shoah sur la santé des personnes qui y ont survécu se poursuivent pendant des décennies, entraînant une mortalité accrue et augmentant les risques de maladie cardiaque ou de cancer.

Les chercheurs ont analysé les dossiers de décès d’environ 22 000 personnes qui ont été suivies de 1964 à 2016, puis ont comparé les taux de mortalité par cancer et par maladie cardiaque chez les survivants à ceux qui n’ont pas vécu sous l’occupation nazie.

Chez les femmes survivantes, le taux de mortalité global était supérieur de 15 % et le risque de décès par cancer de 17 %, indique l’université.

Bien que la mortalité globale des hommes qui ont survécu aux persécutions nazies ne soit pas différente de celle des hommes qui n’en ont pas souffert, le risque de mourir d’un cancer est plus élevé de 14 % et celui de mourir d’une maladie cardiaque de 39 %.

« Nos recherches ont montré que les personnes qui ont vécu sous le régime nazi à un stade précoce de leur vie, même si elles ont réussi à émigrer en Israël et à fonder une famille, ont continué à être confrontées à des taux de mortalité plus élevés tout au long de leur vie », explique Iaroslav Youssim, l’un des auteurs de l’étude.

L’étude a été publiée dans l’American Journal of Epidemiology.

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