Les suspects juifs dans des « affaires sérieuses » ne devraient pas avoir d’avocat
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Les suspects juifs dans des « affaires sérieuses » ne devraient pas avoir d’avocat

D'après la Cour suprême, ces suspects ne devraient pas pouvoir rencontrer leurs avocats à cause de la nature des délits commis

La maison brûlée de la famille Dawabsha dans le village palestinien de Duma, près de Naplouse, le 31 juillet 2015. (Crédit : Zacharia Sadeh/Rabbis for Human Rights)
La maison brûlée de la famille Dawabsha dans le village palestinien de Duma, près de Naplouse, le 31 juillet 2015. (Crédit : Zacharia Sadeh/Rabbis for Human Rights)

La Cour suprême a établi que trois suspects arrêtés en lien avec une « affaire sérieuse » ne devraient pas pouvoir rencontrer leurs avocats, à cause de la nature des délits qu’ils auraient commis.

Deux de ces suspects sont mineurs, et le troisième est dans sa vingtaine, déclare le jugement de la Cour, bien qu’aucun autre détail sur l’identité des suspects n’a été révélé.

« La vue d’ensemble présentée dans les informations classifiées, et le fait que deux d’entre eux sont mineurs, ne fait pas pencher la balance à ce moment vers l’autorisation d’une rencontre avec leurs avocats », a écrit le juge Salim Jubran dans son jugement.

La police et les agents de sécurité du Shin Bet ont récemment arrêté de multiples suspects de terrorisme juif, qui pourraient être impliqués dans l’incendie fatal de la maison de la famille Dawabsha dans le village de Duma, en Cisjordanie.

Ils ont déclaré que les enquêteurs vérifiaient des « suspicions réelles » sur leur implication dans l’attaque mortelle, bien qu’un ordre de silence ait été établi sur les détails de l’enquête.

Les extrémistes juifs suspectés ont enflammé la maison des Dawabsha le 31 juillet pendant que la famille dormait.

Ali Dawabsha, le fils de 18 mois de la famille, est mort pendant l’attaque, ses parents, Saad et Riham, sont décédés des suites de leurs blessures dans des hôpitaux israéliens dans les jours suivants.

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