Les têtes de l’antiterrorisme israélien exportent leur savoir-faire en France
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Les têtes de l’antiterrorisme israélien exportent leur savoir-faire en France

Réunis à Nice pour le symposium 'Safe & Smart', des experts de la sécurité, de l'anti-terrorisme et de la radicalisation français et israéliens se sont penchés sur la sécurité urbaine

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre les responsables en poste en 2014 : le chef d'état-major de Tsahal Benny Gantz, le ministre de la Défense Moshe Yaalon, le chef du Shin Bet Yoram Cohen, le directeur du Mossad Tamir Pardo et le Conseiller à la sécurité nationale (NSC) Yossi Cohen au ministère de la Défense à Tel Aviv, pour discuter de la disparition de trois adolescents juifs près d'Hébron, en Cisjordanie, le 14 juin 2014. (Kobi Gideon/GPO/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre les responsables en poste en 2014 : le chef d'état-major de Tsahal Benny Gantz, le ministre de la Défense Moshe Yaalon, le chef du Shin Bet Yoram Cohen, le directeur du Mossad Tamir Pardo et le Conseiller à la sécurité nationale (NSC) Yossi Cohen au ministère de la Défense à Tel Aviv, pour discuter de la disparition de trois adolescents juifs près d'Hébron, en Cisjordanie, le 14 juin 2014. (Kobi Gideon/GPO/Flash90)

Jeudi 30 mars, le Centre universitaire méditerranéen de Nice a accueilli quelques éminences grises de la sécurité israélienne : Yoram Cohen, ancien du Shin Bet, l’agence de sécurité intérieure et de contre-espionnage, Rami Efrati, ancien responsable du Civilian Cyber Bureau du Premier Ministre israélien, Dubi Yung, général de brigade (de réserve) à la Sécurité intérieure et antiterrorisme.

Quelques responsables de start-up tournées vers la sécurité et la lutte anti-terroriste étaient aussi présents : Amir Elishai fondateur de Reporty Homeland Security Ltd, Amir Groman de Spire Security…

Âgé aujourd’hui de 57 ans, Yoram Cohen « met ses compétences au service des métropoles et collectivités affectées par le terrorisme » a-t-il expliqué au JDD.

« Au pic des attaques terroristes en 2002, nous avons déjoué 80 % des attentats », raconte au journal l’ancien patron du Shin Bet, nommé par Netanyahu. « Mais cela n’a pas empêché une cinquantaine de projets meurtriers de réussir et qui ont causé 452 morts au cours de la deuxième Intifada. Mais entre 2005 et jusqu’à aujourd’hui, ce chiffre a été ramené à une trentaine de morts par an en moyenne et nous avons pu arrêter près d’une cinquantaine de kamikazes avant qu’ils ne passent à l’acte. »

Yoram Cohen, alors patron du Shin Bet, pendant une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset, le 18 novembre 2014. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Yoram Cohen, alors patron du Shin Bet, pendant une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset, le 18 novembre 2014. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Un résumé du conseil prodigué aux collectivités territoriales « Etre proactif ? : La surveillance classique doit être aidée par de la surveillance électronique et du renseignement humain, mais utiliser aussi au mieux les nouvelles sciences de l’exploration et du croisement de données », détaille-t-il au Journal du Dimanche.

L’article se conclut sur une liste non-exhaustive des services de sécurité sollicités par la France auprès d’Israël. On y apprend que Lotan, une société israélienne sécurise les écoles niçoises, que la ville de Cannes, pour son festival, a fait appel aux services du général Nitzan Nuriel, conseiller du Premier ministre israélien, et qu’un logiciel israélien d’alerte est utilisé par de nombreuses communes françaises.

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