Les troupes lituaniennes s’entrainent dans un ancien camp de concentration
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Les troupes lituaniennes s’entrainent dans un ancien camp de concentration

Le Septième Fort a été privatisé par le gouvernement en 2009, et est aujourd'hui géré par une organisation privée

Une équipe de tournage se préparant à filmer dans l'ancien camp de concentration connue sous le nom de septième Fort à Kaunas, en Lituanie, le 12 juillet 2016 (Crédit : Cnaan Liphshiz)
Une équipe de tournage se préparant à filmer dans l'ancien camp de concentration connue sous le nom de septième Fort à Kaunas, en Lituanie, le 12 juillet 2016 (Crédit : Cnaan Liphshiz)

Les soldats lituaniens ont monté des tentes sur le terrain d’un ancien camp de concentration pour Juifs de Kaunas, où ils s’entrainent pour combattre les troupes russes.

Un bataillon de troupes des forces spéciales a campé lundi dans le Septième Fort de Kaunas, le premier des dizaines de camps de concentration mis en place par l’Allemagne nazie après l’invasion de la Lituanie en 1941, a annoncé jeudi le site internet Kauno Diena. Le déploiement fait partie d’un exercice militaire intitulé « Crusader Wolf III ».

L’article ne précise pas si le camp comprend une cuisine et des latrines. Les questions de JTA sur la nature exacte du déploiement n’ont pour le moment pas reçu de réponse du ministère lituanien des Affaires étrangères.

Privatisé par le gouvernement en 2009, le Septième Fort, complexe désaffecté de bunker en briques rouges de 18 acres, est géré par une organisation non gouvernementale dirigée par Vladimir Orlov, un historien amateur de 38 ans qui se passionne pour l’armée.

Son organisation gère les frais d’entrée sur les terrains, où il organisé l’été des colonies pour les enfants, et des événements privés. Les recettes sont utilisées pour la préservation du site en tant qu’institution où le génocide est enseigné, aux côtés du patrimoine militaire lituanien, a déclaré Orlov à JTA l’année dernière. Il a refusé de dire combien le site génère de revenu et combien coûte la commémoration.

Les restes de 5 000 Juifs assassinés sont enterrés au fort dans des fosses communes, marquées par quelques poteaux et des roches. Les membres des familles se rendent parfois le site pour allumer des bougies en mémoire des morts.

La communauté juive de Lituanie l’année dernière a déclaré que la privatisation du camp était une « grande erreur » qui s’est produite malgré son opposition déclarée.

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