Les universités fourniraient au Shin Bet des données sur les diplômés
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Les universités fourniraient au Shin Bet des données sur les diplômés

Un journal affirme que le service de sécurité utilise les informations fournies par les établissements à des fins de recrutement

Le campus du Mount Scopus de l'université hébraïque de Jérusalem (Crédit photo: Nati Shohat / Flash90)
Le campus du Mount Scopus de l'université hébraïque de Jérusalem (Crédit photo: Nati Shohat / Flash90)

Les universités israéliennes fourniraient au service de sécurité intérieure du Shin Bet les données personnelles et les coordonnées des anciens étudiants pour l’aider à enrôler de nouvelles recrues, a rapporté Haaretz mercredi.

Selon le journal, les universités le font à l’occasion, sur demande explicite du Shin Bet.

Ils n’ont pas le choix, puisque le Shin Bet est autorisé par la loi à demander les informations nécessaires pour remplir ses obligations – une clause que le service a apparemment interprété comme concernant sa politique de recrutement.

Une source d’une université a déclaré à Haaretz que les informations fournies au Shin Bet incluent les noms des diplômés, leurs numéros d’identité et leurs coordonnées. Mais pas leurs notes, a-t-il précisé.

Selon le journal, la question a surgi après que différents activistes sociaux ont reçu ces derniers mois des lettres de convocation du Shin Bet, affirmant que « les données » détenues par l’organisation les avaient jugés aptes à être des candidats potentiels.

La députée du Meretz Tamar Zandberg a posé une question au bureau du Premier ministre, exigeant de savoir « pourquoi des informations sont recueillies sur des citoyens israéliens qui ne sont pas soupçonnés à propos des questions de sécurité, si ces informations sont recueillies pour tous les citoyens israéliens ou bien seulement sur des personnes spécifiques tels que les militants sociaux, quel type de données sont collectées et par quels moyens, quelles données sont utilisées pour examiner l’aptitude potentielle de ces personnes au Shin Bet et quels sont les critères qui ont conduit à leur convocation ».

Le bureau du Premier ministre ainsi que le Shin Bet ont répondu que les seules informations recueillies étaient celles fournies par les établissement universitaires, mais on ne sait pas comment de telles données – si effectivement elles ne comportent pas les résultats académiques – sont utilisées par l’organisation.

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