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L’ex-commandant de l’unité de commando Egoz sanctionné pour avoir menti

Le lieutenant-colonel Efraim Tehila avait déclenché un incendie après avoir fait exploser une bombe pendant un exercice, violant le protocole, en juillet ; il avait ensuite menti

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le chef d'État-major Aviv Kohavi parle au commandant du 51e Bataillon Golani de l'époque, Efraim Tehila, le 4 octobre 2019. (Crédit :  Armée israélienne, file)
Le chef d'État-major Aviv Kohavi parle au commandant du 51e Bataillon Golani de l'époque, Efraim Tehila, le 4 octobre 2019. (Crédit : Armée israélienne, file)

L’ancien chef de l’unité de commando d’élite Egoz ne pourra plus être promu jusqu’à la fin de son service dans l’armée, a annoncé Tsahal dimanche. Il avait déclenché un incendie pendant un exercice militaire, cet été, et il avait ensuite menti dans sa présentation des faits.

Le lieutenant-colonel Efraim Tehila, qui était aussi mêlé à une affaire de tirs amis qui, au mois de janvier, avait entraîné la mort de deux officiers – il n’avait pas été sanctionné à cette occasion – a aussi été accusé par le chef d’État-major, Aviv Kohavi, « de grave erreur morale » concernant l’incident survenu au mois de juillet.

Selon l’armée, Tehila avait actionné un explosif – en violation du protocole – pendant un exercice militaire sur le plateau du Golan, entraînant un feu.

Les soldats étaient parvenus à éteindre l’incendie mais une enquête de l’armée a révélé que Tehila avait menti sur l’origine du sinistre à ses supérieurs hiérarchiques et aux représentants de l’Autorité chargée des réserves naturelles et des parcs.

Il a finalement admis avoir déclenché l’explosif d’une manière qui contrevenait au protocole militaire, il a assumé ses pleines responsabilités et il a fait part de ses regrets, a fait savoir Tsahal.

« L’officier a agi en opposition totale avec les instructions de formation et sa conduite ultérieure n’a pas été conforme aux valeurs défendues par l’armée israélienne », a commenté le commandant du Commandement central, Yehuda Fuchs, qui a dirigé l’enquête sur Tehila.

Kohavi a accepté les recommandations faites par Fuchs, affirmant que l’officier avait commis « une grave erreur morale » et estimant qu’il « ne possède donc pas les aptitudes nécessaires pour occuper des postes de commandement ou progresser dans la hiérarchie de Tsahal ».

« Dire la vérité est un principe central, fondamental au sein de l’armée et ne pas dire la vérité est par conséquent une ligne rouge dont le franchissement ne peut être accepté », a continué Kohavi, selon un compte-rendu fourni par l’armée.

Tehila était resté commandant d’Egoz suite à l’affaire meurtrière des tirs amis au mois de janvier, et ce jusqu’à la fin de son mandat, qui a expiré au mois d’août – mais la promotion qu’il attendait a été bloquée. Il devrait dorénavant occuper un poste sans lien avec le commandement jusqu’à sa retraite.

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