L’ex-maire de Londres devrait réintégrer le Labour malgré ses propos antisémites
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L’ex-maire de Londres devrait réintégrer le Labour malgré ses propos antisémites

Suspendu il y a deux ans pour avoir dit qu'Hitler avait soutenu le sionisme, Ken Livingstone a dit qu'il irait en justice si le parti décidait de l'exclure

Lors de son interview sur J-TV diffusée le 21 juin 2016, l'ancien maire de Londres Ken Livingstone a dit qu'il inviterait à dîner celui qui réussirait à prouver qu'il avait tort sur le 'fait' qu'Hitler avait soutenu le sionisme. (Crédit : capture d'écran YouTube )
Lors de son interview sur J-TV diffusée le 21 juin 2016, l'ancien maire de Londres Ken Livingstone a dit qu'il inviterait à dîner celui qui réussirait à prouver qu'il avait tort sur le 'fait' qu'Hitler avait soutenu le sionisme. (Crédit : capture d'écran YouTube )

L’ancien maire de Londres semble prêt à réintégrer le Parti travailliste britannique alors que sa suspension pour propos antisémites touche à sa fin.

Les travaillistes ont pénalisé Ken Livingstone en avril 2016, après qu’il eut déclaré qu’Adolf Hitler était initialement un partisan du sionisme « avant qu’il ne devienne fou et finisse par tuer 6 millions de Juifs ».

Avec sa suspension de deux ans qui doit prendre fin en avril, Livingstone sera à nouveau considéré comme un membre à part entière du principal parti d’opposition britannique, à moins que d’autres commentaires offensants n’apparaissent, ont déclaré samedi des sources travaillistes à The Guardian.

La perspective du retour de Livingstone au parti a suscité la consternation chez certains membres du Parti travailliste, et le député Wes Streeting a dit qu’il causerait « un préjudice irréparable au parti et à sa réputation ».

Se faisant l’écho de Streeting, la députée travailliste Ruth Smeeth a déclaré à The Observer que Livingstone « continue de discréditer le parti » et « n’a pas sa place au sein du parti ».

La décision de suspendre et non pas d’exclure Livingstone a été vivement critiquée à l’époque par les organisations juives, et le parti s’est retrouvé aux prises avec des allégations selon lesquelles il aurait fait preuve de laxisme en matière d’antisémitisme sous la direction de Jeremy Corbyn.

Jeremy Corbyn, leader du Parti travailliste, se promène le long du pont de Westminster dans le centre de Londres, le 23 mars 2017 (AFP Photo / Daniel Leal-Olivas)

Alors que son retour prévu au parti approche, Livingstone a dit à The Observer qu’il prendrait des mesures juridiques contre le Parti travailliste s’il décidait de l’expulser. Il a aussi affirmé que sa suspension était le résultat de fausses informations.

« Je n’ai pas dit qu’Hitler était un sioniste », a dit Livingstone. « Et c’est pour ça que j’ai été suspendu. C’est juste le problème des fausses informations de nos jours. Il y en a partout dans le monde. Mais personne ne se donne la peine de vérifier. Tout le monde répète les fausses informations. »

Il a également critiqué sa suspension en disant : « On ne peut pas expulser quelqu’un pour avoir déclaré des faits historiques alors que vous n’avez rien fait contre les députés travaillistes qui criaient que j’étais un apologiste nazi et tout le reste ».

Outre Livingstone, un certain nombre d’autres figures travaillistes ont fait des déclarations antisémites et antisionistes au cours des dernières années, ce qui a mené à des critiques constantes de Corbyn pour son traitement de l’antisémitisme au sein du parti depuis qu’il en est devenu le chef en 2015.

Corbyn, un critique d’Israël de longue date qui a qualifié les groupes terroristes du Hezbollah et du Hamas d' »amis », a nié que son parti avait un problème d’antisémitisme.

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