L’ex mufti interdit « l’internationalisation » de Jérusalem
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L’ex mufti interdit « l’internationalisation » de Jérusalem

Dans une fatwa, Sheikh Ekrima Sabri décrète qu’autoriser des gouvernements étrangers ou une « judaïsation » de la ville est un « péché »

L'ancien Mufti de Jérusalem, Sheikh Ekrima Sabri (Capture d'écran YouTube)
L'ancien Mufti de Jérusalem, Sheikh Ekrima Sabri (Capture d'écran YouTube)

Un dignitaire religieux palestinien a publié un édit interdisant « l’internationalisation » et la « judaïsation » de Jérusalem.

Dans une fatwa – un avis juridique musulman – l’ancien mufti de l’Autorité palestinienne, Sheikh Ekrima Sabri, a écrit que « l’internationalisation et la judaïsation de Jérusalem sont interdites et illégales selon la loi musulmane. C’est un péché de participer à l’internationalisation ou à la judaïsation de cette ville ».

Après avoir expliqué l’importance de Jérusalem en tant que troisième ville sainte pour l’islam et en citant un décret similaire qu’il avait publié en 2009, Sabri a condamné « ceux qui se retiraient de Jérusalem » comme étant des individus « se retirant de la mosquée al-Aqsa, qui est la couronne de Jérusalem ».

Des accords internationaux visant « à protéger Al-Aqsa » sont autorisés, a écrit Sabri, tant qu’ils n’incluent pas les Nations unies.

« Si un accord visant uniquement à protéger Al-Aqsa est signé entre les états arabes et islamiques, il n’y a rien de mal à cela. C’est leur rôle, tant que l’accord n’internationalise ou ne judaïse pas, et tant que les Nations unies ne sont pas impliquées ».

Actuellement, Sabri ne se prononce pas sur le conflit israélo-palestinien mais il est un ancien dirigeant religieux de Yasser Arafat, président fondateur de l’Autorité palestinienne.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article

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