L’ex-ténor du barreau aurait aidé une stagiaire a passé le concours du barreau
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L’ex-ténor du barreau aurait aidé une stagiaire a passé le concours du barreau

La police interroge une femme en tant que témoin - Effi Naveh l'aurait aidée à trouver un emploi en échange de relations sexuelles ; elle aurait tiré profit de leur relation

L'ancien président de l’Association du barreau israélien Effi Naveh dans un tribunal de Tel Aviv, le 16 janvier 2019. (Crédit : Koko/Pool/Flash90)
L'ancien président de l’Association du barreau israélien Effi Naveh dans un tribunal de Tel Aviv, le 16 janvier 2019. (Crédit : Koko/Pool/Flash90)

Une stagiaire en droit a été interrogée vendredi par la police. Cette dernière soupçonne l’ancien n°1 de l’Association du barreau israélien Effi Naveh de l’avoir aidée à passer le concours du barreau et à trouver un emploi en échanges de relations sexuelles, ont rapporté des médias hébreux.

Empêtré dans un scandale, Effi Naveh a annoncé sa démission de la présidence de l’Association du barreau jeudi, à la suite d’allégations selon lesquelles il aurait utilisé sa position au sein du comité de nomination des juges pour faire progresser la carrière de juristes en échange de rapports sexuels.

La stagiaire a confirmé à la police avoir été en contact avancé avec Naveh récemment, rapporte Haaretz, mais a nié en avoir tiré quelque avantage.

D’après la police, la femme a été interrogée en tant que témoin pour des faits survenus en 2017.

Le président de l’Association du barreau israélien Effi Naveh dans un tribunal de Tel Aviv, le 16 janvier 2019. (Crédit : Koko/Pool/Flash90)

Les enquêteurs ont découvert l’existence d’une relation entre Naveh et la stagiaire après avoir saisi le téléphone de l’avocat et mis la main sur d’anciens messages entre les deux.

Le téléphone de la stagiaire a également été saisi, selon Haaretz. Son avocat a fait savoir qu’ils déposeraient une requête au tribunal pour protester la confiscation du téléphone.

Effi Naveh a été interpellé par la police mercredi, puis interrogé par l’unité anti-fraude du Lahav 433 pour avoir désigné une femme juge à un poste dans un tribunal d’instance il y a plusieurs années, en échange de relations sexuelles présumées.

Les bureaux de l’unité Lahav 433 de la police israélienne à Lod. (Crédit : Flash 90)

Il est également soupçonné d’avoir eu des rapports sexuels avec l’épouse d’un autre juge qui voulait aider son mari à quitter une cour de magistrats pour accéder à une fonction dans une cour de district – un projet qui n’a pas abouti.

Sa qualité de président de l’Association du barreau lui octroie d’office un siège au sein du Comité de sélection des juges, composé de neuf membres et chargé de nommer les juges aux postes les plus importants du système judiciaire israélien. Son poste lui a accordé un poids considérable dans l’avancement de carrières de juges, que la police le soupçonne d’avoir utilisé au profit de relations sexuelles.

L’avocat a été libéré et assigné à résidence par un juge en fin de journée mercredi, contrairement aux demandes de la police de le maintenir trois jours en détention.

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