L’exposition capsule « 7 octobre » de l’ANU est présentée en Arménie
Le musée de Tel Aviv a collaboré avec le ministère des Affaires étrangères en vue de l'organisation de cette exposition itinérante d'œuvres d'art
Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

L’exposition « 7 octobre » du Musée du peuple juif, l’ANU, qui avait ouvert ses portes en février 2024, quelques mois après le pogrom commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, est dorénavant présentée en Arménie.
L’exposition propose des œuvres d’artistes qui ont vécu le massacre de près ou de loin, le 7 octobre et dans les jours et dans les semaines qui ont suivi.
Elle a été inaugurée la semaine dernière à Erevan, capitale de l’Arménie, lors d’un vernissage particulier auquel ont assisté des représentants de l’ambassade d’Israël et Michal Houminer, l’une des conservatrices de l’exposition au sein de l’ANU.
L’année dernière, alors que que l’exposition était déjà ouverte depuis environ huit mois, le musée avait collaboré avec le ministère des Affaires étrangères pour lancer une version capsule de « 7 octobre » – qui a d’ores et déjà voyagé dans les communautés juives et dans les institutions culturelles du monde entier.
La communauté juive arménienne est principalement composée de Juifs qui ont immigré depuis la Russie après l’invasion de l’Ukraine et la guerre qui a suivi.
Un grand nombre d’entre eux étaient présents lors de l’ouverture de l’exposition, la semaine dernière. Des représentants de l’ambassade d’Israël en Arménie et des responsables du gouvernement arménien figuraient également dans l’assistance.
« Ma rencontre personnelle avec les membres de la communauté d’Erevan a ajouté une touche de chaleur humaine et un lien sincère entre les cœurs au sein de la communauté juive », a commenté Houminer dans un communiqué consacré à l’événement.
Oded Revivi, à la tête de l’ANU, a souligné que l’exposition permettait d’établir un dialogue constructif sur les événements qui avaient marqué le pogrom du 7-Octobre et la réponse apportée par la communauté artistique israélienne à ce dernier.
Comme bon nombre d’autres musées israéliens qui avaient réagi à l’attaque sanglante du 7 octobre, l’ANU avait rapidement mis en place l’exposition du même nom en suivant les publications faites par les artistes sur les réseaux sociaux et en rassemblant leurs œuvres. Il avait également constitué une vaste sélection de travaux de photojournalistes qui avaient documenté cette journée de terreur.







