L’extrême droite allemande licencie un cadre qui voulait « gazer » les migrants
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L’extrême droite allemande licencie un cadre qui voulait « gazer » les migrants

Christian Lüth s'était déjà fait suspendre en avril par l'AfD après avoir revendiqué des origines "aryennes" et s'être défini comme "fasciste"

Dans cette photo d'archive prise le 9 mars 2017, le porte-parole du parti d'extrême droite allemand AFD (Alternative pour l'Allemagne) Christian Luth assiste à une conférence de presse pour lancer le manifeste électoral du parti à Berlin. (Crédit : Impair ANDERSEN / AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 9 mars 2017, le porte-parole du parti d'extrême droite allemand AFD (Alternative pour l'Allemagne) Christian Luth assiste à une conférence de presse pour lancer le manifeste électoral du parti à Berlin. (Crédit : Impair ANDERSEN / AFP)

Il proposait « d’abattre » ou de « gazer » les réfugiés : le parti allemand d’extrême droite AfD a annoncé lundi le licenciement d’un de ses cadres, un ancien porte-parole au Bundestag.

Le bureau exécutif du groupe Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans la chambre basse du Parlement a décidé lundi à l’unanimité de licencier sans préavis Christian Lüth.

Ce cadre de l’AfD a été enregistré à ses dépens en février par une équipe de télévision allemande.

Au cours de cette conversation, M. Lüth avait prôné « l’arrivée d’encore plus de réfugiés » car, selon lui, « plus la situation de l’Allemagne est mauvaise, mieux c’est pour l’AfD ».

M. Lüth avait ajouté lors de cette conversation enregistrée et diffusée lundi soir sur la chaîne privée ProSieben : « Nous pouvons ensuite tous les abattre. Ce n’est pas du tout un problème. Ou les gazer, ou ce que vous voulez. Je m’en fiche ! »

L’émission diffusée lundi soir ne cite pas nommément le nom de M. Lüth mais plusieurs médias l’ont reconnu et l’AfD elle-même a décidé de le renvoyer.

M. Lüth, 44 ans, s’était déjà fait suspendre en avril par le parti après avoir revendiqué des origines « aryennes » et s’être défini comme « fasciste ».

Il travaillait pour l’AfD depuis 2013 et occupait le poste de porte-parole du groupe parlementaire depuis l’entrée de ce parti en 2017 à la chambre nationale des députés.

Cette affaire intervient à un moment où l’AfD, le principal parti d’opposition au sein de la chambre des députés allemands, est tiraillée depuis des mois par des rivalités et des règlements de comptes entre son aile plus modérée et son aile radicale, (très) proche des mouvements néo-nazis.

Cette dernière, qui exerce une influence croissante, milite notamment pour la fin de la culture de repentance envers les crimes perpétrés par le régime nazi entre 1933 et 1945.

La police a récemment décidé de la placer sous surveillance en raison de la menace qu’elle peut constituer pour l’Etat démocratique allemand.

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