L’extrême droite allemande rencontre un proche d’Assad à Damas
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L’extrême droite allemande rencontre un proche d’Assad à Damas

Les élus ont dit se rendre dans la capitale syrienne pour "s'informer sur place de la situation humanitaire en Syrie", dénonçant le manque de fiabilité des médias allemands

Christian Blex de l'AfD, parti de l'extrême-droite allemande, présent lors de ce déplacement à Damas  (Capture d'écran : YouTube)
Christian Blex de l'AfD, parti de l'extrême-droite allemande, présent lors de ce déplacement à Damas (Capture d'écran : YouTube)

Quatre députés allemands d’extrême droite ont annoncé avoir rencontré mardi à Damas un proche du régime de Bachar al-Assad, alors que leur formation milite pour le renvoi chez eux des Syriens réfugiés dans leur pays.

La délégation, qui comprend également deux élus régionaux de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), a été reçue par le mufti de Syrie Ahmad Badredine Hassoun qui apparaît régulièrement aux côtés du président syrien Bachar al-Assad lors de cérémonies religieuses, selon un communiqué de l’AfD.

Les élus ont expliqué vouloir se rendre dans la capitale syrienne pour « s’informer sur place de la situation humanitaire en Syrie », estimant que les médias allemands « ne leur donnent pas de possibilité fiable de se rendre compte de la situation effective en Syrie ».

Au lendemain de leur arrivée, ils se sont dits « surpris de la normalité existante » dans les rues de Damas, selon le communiqué, qui souligne que « les femmes peuvent déambuler sans porter le voile dans la métropole remarquablement propre ».

Un autre élu de l’AfD Christian Blex a également assuré sur sa page Facebook : « On ne voit pas de militaires » dans Damas.

L’AfD, qui défend des positions anti-Merkel et anti-islam, souhaite que les quelque 700 000 réfugiés syriens arrivés en Allemagne depuis le déclenchement de la guerre il y a 7 ans, rentrent dans leur pays.

En novembre, le groupe parlementaire AfD a demandé au gouvernement d’Angela Merkel d’entamer des négociations avec les autorités syriennes pour faciliter les renvois de réfugiés qui ont pourtant fui les exactions du régime d’Assad.

Comparée à Alep ou Homs, la capitale syrienne, « vitrine » du régime d’Assad, a plutôt été épargnée par un conflit qui a fait depuis son déclenchement plus de 340 000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

Toutefois, le régime syrien mène depuis le 18 février une offensive d’une rare intensité aux portes de Damas, dans le fief rebelle dans la Ghouta orientale, une enclave abritant près de 400 000 personnes.

Au moins 800 civils, dont 177 enfants, ont été tués dans des bombardements sur la partie rebelle de la Ghouta orientale, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a qualifié cette zone d’ »enfer sur Terre ».

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