Egypte : un nouveau suspect arrêté dans une affaire de viol en réunion
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Egypte : un nouveau suspect arrêté dans une affaire de viol en réunion

Sept Egyptiens se trouvant au Liban sont "accusés d'avoir violé une jeune fille en 2014 dans un hôtel du Caire"

Drapeau de l'Egypte (Crédit : Wikimedia Commons)
Drapeau de l'Egypte (Crédit : Wikimedia Commons)

Les autorités égyptiennes ont procédé à l’arrestation d’un nouveau suspect dans l’affaire du viol en réunion d’une jeune femme dans un grand hôtel du Caire, qui suscite l’indignation en Egypte depuis juillet, a annoncé dimanche le parquet égyptien.

« Le Parquet général a ordonné qu’Omar Hafez soit placé en détention provisoire à des fins d’enquête sur l’agression d’une jeune femme (…) après qu’il a été arrêté, conformément à la décision du Parquet, le 28 août », indique le communiqué du ministère public publié dimanche.

Dans cette affaire, dont les faits remontent à 2014, un groupe d’hommes aisés et influents est soupçonné d’avoir drogué et violé une jeune femme à l’hôtel cinq étoiles Fairmont Nile City, dans la capitale.

L’agression présumée était passée inaperçue, jusqu’à ce que des accusations surgissent en juillet sur les réseaux sociaux –notamment sur le compte Assault Police (« Police du harcèlement »)– à la faveur d’une résurgence du mouvement #Metoo dénonçant les violences sexuelles et sexistes dans le pays conservateur.

M. Hafez est le cinquième suspect appréhendé dans cette affaire depuis l’ouverture de l’enquête, début août.

Vendredi, trois Egyptiens, soupçonnés d’avoir participé au viol collectif et recherchés par Le Caire, ont été arrêtés par la police libanaise à l’est de Beyrouth.

Le 26 août, la police égyptienne avait arrêté un premier suspect, Amir Zayed, alors qu’il tentait de fuir l’Egypte. Il a depuis été placé en détention provisoire.

Le parquet avait alors précisé avoir ordonné l’arrestation de neuf suspects, dont sept se trouvaient à l’étranger. Quelques jours plus tôt, il avait annoncé l’émission de mandats d’arrêt sans en préciser le nombre.

Des noms et des photos des suspects, tous issus de milieux privilégiés, ont largement circulé en ligne, mais l’AFP n’a pas été en mesure de vérifier leur authenticité.

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