Liban: la tenue de négociations directes dépend du feu vert israélien, dit Macron
Par ailleurs, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot était jeudi au Liban et il se rendra vendredi en Israël
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La tenue d’éventuelles « négociations directes » entre Israël et le Liban dépend d’un feu vert israélien, le président libanais Joseph Aoun ayant déjà donné son accord, a déclaré jeudi soir Emmanuel Macron, tout en assurant qu’il n’y avait pas de « plan » français soumis aux deux pays.
« Il n’y a absolument pas de proposition française qui met dans la balance une reconnaissance » d’Israël par le Liban, « ça n’existe pas », a affirmé le président français devant la presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.
Le site américain Axios avait affirmé la semaine dernière que la France avait élaboré une proposition pour mettre fin à la guerre prévoyant la reconnaissance de l’Etat d’Israël par le Liban, dont l’existence avait déjà été démentie par Paris.
« Notre rôle n’est absolument pas de proposer un plan pour un pays tiers, mais c’est d’être aux côtés du président, du Premier ministre, de leur gouvernement » au Liban « pour les aider à construire une proposition de solution, un chemin, et d’aider à ce qu’il puisse y avoir des discussions directes entre eux et les Israéliens », a insisté Emmanuel Macron.
« J’espère que cela pourra se faire dans les prochains jours ou les prochaines semaines, mais en tout cas le plus vite possible », a-t-il ajouté, alors que le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot était jeudi au Liban et se rendra vendredi en Israël.
« Le sujet des négociations directes suppose que les délégations soient finalisées, que l’accord soit exprimé du côté israélien. Le président Aoun a très clairement dit sa disponibilité, sa volonté de le faire », a encore dit le président français.
Il a estimé que le désarmement du Hezbollah pro-iranien devait être opéré par les forces armées libanaises et non par Israël. « Nous pensons que l’opération militaire terrestre israélienne, comme les bombardements, ne sont pas adaptés et même sont inacceptables au regard du droit international », a-t-il réitéré.
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