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Liban : le parlement prolonge le mandat du chef de l’armée pour éviter le vide

L'armée, qui compte 80 000 militaires, joue un rôle essentiel dans la préservation de la stabilité du pays, qui connait un effondrement économique sans précédent

Joseph Aoun. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Joseph Aoun. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le parlement libanais a prolongé vendredi d’un an le mandat du commandant en chef de l’armée, qui devait expirer le 10 janvier 2024 dans un pays où les institutions s’effondrent l’une après l’autre.

Le général Joseph Aoun devait partir à la retraite alors que le poste du chef d’état-major, le plus haut gradé après lui censé le remplacer, est également vacant.

Le pays est sans président de la République depuis plus de treize mois et dirigé par un gouvernement démissionnaire aux pouvoirs réduits, les dissensions politiques paralysant toutes les prises de décisions.

Le parlement réuni vendredi a approuvé le report d’un an du départ à la retraite des officiers supérieurs à la tête des services de sécurité, a annoncé l’agence nationale d’information (Ani, officielle).

L’armée, qui compte 80 000 militaires, joue un rôle essentiel dans la préservation de la stabilité du pays, qui connait un effondrement économique sans précédent.

Elle est également déployée dans le sud du pays, alors que le puissant groupe terroriste chiite Hezbollah pro-iranien vise le nord d’Israël où l’armée israélienne a évacué les habitants des localités proches de la frontière depuis le début de la guerre à Gaza entre le groupe terroriste palestinien du Hamas et Israël le 7 octobre.

En raison de la crise économique, l’armée est aidée par de nombreux pays, dont le Qatar et les Etats-Unis pour que les militaires puissent continuer à toucher leur solde.

Le commandant de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun, à droite, rencontrant le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim al-Thani, au ministère de la Défense, à Beyrouth, au Liban, le 6 juillet 2021. (Crédit : Site Web de l’armée libanaise via AP/Dossier)

Depuis la fin du mandat du président Michel Aoun le 31 octobre 2022, aucun des deux blocs antagonistes au Parlement, celui du Hezbollah comme celui de ses adversaires, ne possède la majorité requise pour élire un successeur.

Le mandat du gouverneur de la Banque centrale a également expiré en juillet et celui du directeur de la Sûreté générale, l’un des principaux organes de sécurité, en mars dernier sans que des successeurs leur soient trouvés.

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