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Liban: l’opposition impute au Hezbollah les heurts dans un camp de réfugiés palestiniens

Les combats qui opposent des combattants du Fatah à des groupuscules islamistes dans le camp de Aïn el-Héloué, dans le sud du pays ont fait 11 morts

Un membre du Fatah tire en l'air lors de la procession funéraire d'Abu Ashraf al-Armoushi, le commandant de la sécurité nationale palestinienne dans la région de Saïda, au camp de réfugiés palestiniens de Rashidiyeh, dans le sud du Liban, le 31 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Mohammad Zaatari)
Un membre du Fatah tire en l'air lors de la procession funéraire d'Abu Ashraf al-Armoushi, le commandant de la sécurité nationale palestinienne dans la région de Saïda, au camp de réfugiés palestiniens de Rashidiyeh, dans le sud du Liban, le 31 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Mohammad Zaatari)

Onze personnes ont été tuées et 40 autres blessées depuis samedi dans des combats se déroulant dans le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Liban, a déclaré lundi l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

Les combats opposent des combattants du Fatah, principale organisation palestinienne dirigée par le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas, à des groupuscules islamistes dans le camp de Aïn el-Héloué, dans le sud du pays, selon un correspondant de l’AFP.

Le chef d’un parti d’opposition libanais a attribué les affrontements en cours dans un camp de réfugiés palestiniens du sud du Liban à la mainmise du Hezbollah sur le pays.

« Le problème aujourd’hui est que personne n’a l’autorité nécessaire pour assurer la sécurité dans les camps, nous sommes un pays livré à lui-même, sans leadership. Nous sommes un pays livré à lui-même, sans leadership. Nous sommes un pays de gens qui ne pensent qu’à l’émigration. Nous avons des problèmes [de sécurité] de la frontière sud [avec Israël] à la frontière nord avec la Syrie. Et c’est à cause du Hezbollah », déclare Samy Gemayel, chef du parti chrétien de droite des Kataeb, également connu sous le nom de Phalanges.

L’homme politique libanais Sami Gemayel en 2019 (Crédit : capture d’écran Al Arabiya).

Selon des informations recueillies par l’Unrwa, « onze personnes ont été tuées et 40 autres blessées » depuis samedi, a déclaré dans un communiqué Dorothee Klaus, directrice au Liban de l’agence. Un membre du personnel de l’Unrwa figure parmi les blessés.

« Deux écoles de l’Unrwa ont été endommagées », a encore indiqué Mme Klaus, précisant que l’agence de l’ONU avait dû suspendre temporairement ses services dans le camp en raison des violences.

« Nous exhortons tous les acteurs armés à respecter tous les bâtiments (…) de l’Unrwa conformément au droit international », a poursuivi Mme Klaus.

Les affrontements à l’arme automatique et à la roquette antichar se sont poursuivis lundi malgré l’annonce d’un cessez-le-feu dimanche soir. Des obus sont tombés à l’extérieur du camp, poussant commerces et écoles à fermer leurs portes à Saïda.

De la fumée s’élève lors d’affrontements entre des membres du groupe palestinien Fatah et des militants islamistes dans le camp de réfugiés palestiniens Ain el-Héloué, près de la ville portuaire de Sidon, au Liban, le 30 juillet 2023. (Crédit : Mohammad Zaatari/AP)

L’Unrwa a indiqué que 2 000 personnes avaient été contraintes de fuir le camp depuis samedi, dont des enfants.

Un correspondant de l’AFP a vu lundi matin des dizaines, notamment des femmes et des enfants, quitter Aïn el-Héloué.

« Nous avons fui la zone des combats. (…) Les obus tombent dans les rues », a déclaré à l’AFP une femme déplacée de 75 ans, sous couvert d’anonymat. « Nous avons porté des armes pour combattre Israël, pas pour nous entretuer », a-t-elle ajouté.

Des militants tirent en l’air pendant les funérailles de deux commandants du Fatah dans un camp de réfugiés palestiniens dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban, le 31 juillet 2023.(Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

En vertu d’un accord de longue date, l’armée libanaise ne se déploie pas dans les camps palestiniens du Liban où la sécurité est assurée par des factions palestiniennes.

Les affrontements avaient éclaté samedi à la suite de la mort d’un membre d’un groupuscule islamiste. Par la suite, cinq membres du Fatah dont un responsable militaire ont été tués dans une embuscade.

A Ramallah, en Cisjordanie, la présidence de l’AP a dénoncé dimanche « l’assassinat terroriste » des membres du Fatah.

Des affrontements entre groupes rivaux ont souvent lieu à Aïn el-Héloué où vivent 54 000 réfugiés palestiniens, auxquels s’ajoutent des milliers d’autres Palestiniens ayant fui la guerre en Syrie.

Le camp abrite des extrémistes et des fugitifs recherchés par les autorités libanaises.

Plus de 450 000 Palestiniens sont enregistrés en tant que réfugiés au Liban auprès de l’Unrwa, mais le nombre réel de ceux qui résident toujours au Liban est d’environ 250 000, selon les estimations de l’ONU.

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