Liban : pas assez de gaz pour une commercialisation dans un bloc d’exploration
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Liban : pas assez de gaz pour une commercialisation dans un bloc d’exploration

Le Liban a signé en 2018 son premier contrat d'exploration pour deux blocs offshore avec un consortium emmené par le groupe Total et incluant l'italien Eni et le russe Novotek

La ministre libanaise de l'Énergie, Nada Boustani, présente une carte des blocs de pétrole et de gaz offshore en Méditerranée, le 12 juin 2019, lors d'un entretien avec l'AFP à Beyrouth. (ANWAR AMRO / AFP)
La ministre libanaise de l'Énergie, Nada Boustani, présente une carte des blocs de pétrole et de gaz offshore en Méditerranée, le 12 juin 2019, lors d'un entretien avec l'AFP à Beyrouth. (ANWAR AMRO / AFP)

Des traces de gaz ont été découvertes dans le premier bloc d’exploration au large du littoral du Liban, mais pas en quantité suffisante pour une commercialisation, a annoncé lundi le ministre libanais de l’Energie, Raymond Ghajar.

Fin février, le Liban avait officiellement lancé ses premiers travaux d’exploration de pétrole et de gaz offshore, menés par un consortium dirigé par Total. Le forage dans le bloc 4 a atteint une profondeur de 100 mètres.

« Les premiers résultats du forage ont montré qu’il y a du gaz à différentes profondeurs dans les couches géologiques explorées (…) près de la côte libanaise », a déclaré M. Ghajar lors d’une conférence de presse.

« Aucun réservoir (de gaz) commercialisable n’a été trouvé », a toutefois tempéré le ministre.

Le Liban a signé en 2018 son premier contrat d’exploration pour deux blocs offshore (4 et 9) avec un consortium emmené par le groupe français Total et incluant l’italien Eni et le russe Novotek.

Les autorités nourrissent de grands espoirs vis-à-vis d’une potentielle découverte d’hydrocarbures, y voyant une manière de relancer l’économie et de répondre aux besoins énergétiques d’un pays surendetté et habitué aux pénuries chroniques d’électricité.

Une partie du bloc 9 se trouve dans une zone maritime disputée avec Israël, pays avec lequel le Liban est techniquement en état de guerre.

Selon des responsables libanais, les travaux d’exploration dans ce bloc devraient commencer cette année.

« Les données géologiques (…) obtenues à partir de (l’exploration de) ce puits (no.4, NDLR) sont une mine d’informations qui contribueront à améliorer les opportunités et l’accès à l’exploration commerciale » dans d’autres blocs, a affirmé lundi M. Ghajar.

En 2019, le Liban a annoncé un deuxième round d’attribution de licences d’exploration pour cinq autres blocs maritimes. La date limite pour le dépôt des offres par les groupes pétroliers est prévue en juin.

Le pays, en défaut de paiement, est confronté à sa pire crise économique depuis la fin de la guerre civile (1975-1990) amplifiée par un mouvement de contestation inédit à l’automne dernier contre la classe politique puis par les mesures de confinement liées à la pandémie du Covid-19.

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