Liban: quatre personnes accusées d’avoir enlevé un ex-général pour le compte du Mossad
Le frère de ce général était soupçonné d'avoir été impliqué dans la capture en 1986 du pilote israélien Ron Arad, qui s'était éjecté en 1986 de son appareil, abattu au-dessus du Liban

La justice libanaise a engagé des poursuites contre quatre personnes, dont un Franco-Libanais, accusées d’avoir enlevé pour le compte du Mossad un général à la retraite qui avait disparu en décembre, a indiqué jeudi un responsable judiciaire à l’AFP.
Le frère de ce général est soupçonné d’avoir été impliqué dans la capture en 1986 du pilote israélien Ron Arad.
Les quatre personnes sont soupçonnées d’avoir d’avoir « oeuvré pour le compte du Mossad », le service de renseignement extérieur israélien, « contre des sommes d’argent », et d’avoir « enlevé (le général) Ahmad Shoukr », a précisé le responsable judiciaire.
Un Libanais a été arrêté après la disparition le 17 décembre d’Ahmad Shoukr, ancien général des forces de sécurité libanaises, dans la plaine de la Békaa (est du pays).
La justice a également engagé des poursuites contre trois autres personnes en fuite, une Libanaise, un Franco-Libanais et un Syro-suédois, a indiqué le responsable judiciaire.
L’ancien général est le frère de Hassan Shoukr, qui était un combattant dans le groupe ayant capturé le pilote israélien Ron Arad le 16 octobre 1986, selon une source proche de la famille Shoukr.
Ron Arad, un navigateur, s’est éjecté en 1986 de son appareil, abattu au-dessus du Liban, et été capturé par des groupes chiites.
Hassan Shoukr a été tué en 1988 dans des combats entre les forces israéliennes et des groupes armés libanais, selon la source proche de la famille qui a requis l’anonymat.
Le sort de Ron Arad préoccupe depuis des décennies Israël, où le rapatriement des soldats disparus ou capturés est considéré comme un devoir national.
Le Mossad est accusé de tenter régulièrement d’entrer en contact avec des Libanais pour favoriser ses opérations dans le pays, où il a notamment mené en septembre 2024 une attaque spectaculaire aux bipeurs explosifs contre des membres du Hezbollah pro-iranien.
En octobre, un responsable judiciaire avait indiqué à l’AFP que les autorités libanaises avaient arrêté dans les derniers mois 32 personnes, reconnues coupables ou soupçonnées d’avoir transmis des informations à Israël pour frapper des dirigeants du Hezbollah.







