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Liban: saisie de 64 millions de pilules de captagon lors d’une vaste opération antidrogue

Le Liban fait face à la pression des pays du Golfe pour endiguer la production et le trafic de stupéfiants, qui constituait la principale exportation de la Syrie voisine avant la chute de Bachar al-Assad

Illustration. Des combattants affiliés au groupe rebelle syrien Hayat Tahrir al-Sham (HTS) montrant des drogues saisies précédemment à un poste de contrôle qu'ils contrôlent à Daret Ezza, dans la campagne occidentale de la province d'Alep, le 10 avril 2022. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)
Illustration. Des combattants affiliés au groupe rebelle syrien Hayat Tahrir al-Sham (HTS) montrant des drogues saisies précédemment à un poste de contrôle qu'ils contrôlent à Daret Ezza, dans la campagne occidentale de la province d'Alep, le 10 avril 2022. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)

L’armée libanaise a annoncé mercredi avoir saisi environ 64 millions de pilules de captagon dans l’est du pays, affirmant qu’il s’agissait de l’une des opérations les plus importantes jamais menées contre cette drogue au Liban.

Le Liban fait face à la pression des pays du Golfe pour endiguer la production et le trafic de stupéfiants, en particulier du captagon, une amphétamine de synthèse illégale qui constituait la principale exportation de la Syrie voisine avant la chute de Bachar al-Assad.

Dans un communiqué, l’armée a annoncé avoir « saisi environ 64 millions de pilules de captagon et 79 barils de produits chimiques destinés à la fabrication de stupéfiants, lors d’une opération », à Boudaï, près de Baalbeck, dans la région de la Békaa, frontalière de la Syrie.

Elle a précisé qu’il s’agissait de « l’une des plus grandes quantités de drogue découvertes sur le territoire libanais » et ajouté que « les recherches se poursuivaient pour arrêter les membres du réseau impliqué ».

Lundi, les autorités libanaises ont annoncé avoir démantelé un réseau international de trafic de drogue et stoppé un transfert de haschich et de comprimés de captagon vers l’Arabie saoudite.

Le captagon était devenu la principale exportation de la Syrie pendant la guerre civile déclenchée en 2011, constituant une source majeure de financement illicite pour le pouvoir sous Bachar al-Assad, qui avait transformé le pays en narco-Etat.

Les nouvelles autorités ont accusé le Hezbollah libanais, allié de Bachar al-Assad, de se livrer également au trafic à travers la frontière entre les deux pays, extrêmement poreuse.

La drogue a inondé la région, poussant les pays voisins à réclamer au Liban et à la Syrie de renforcer leurs efforts pour combattre ce trafic.

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