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Libération conditionnelle refusée à un Palestinien impliqué dans la mort d’Adele Bitton

La commission d'examen a statué que le prisonnier, l'un des cinq terroristes derrière les barreaux pour l'attaque aux pierres de 2013, "reste un danger" pour le public

Adele Bitton (Crédit : autorisation)
Adele Bitton (Crédit : autorisation)

Une commission israélienne de libération conditionnelle a rejeté lundi la demande de libération anticipée d’un Palestinien emprisonné pour une attaque aux pierres qui a grièvement blessé la petite Adele Bitton, âgée de 2 ans, blessures auxquelles elle a succombé deux ans plus tard.

Le prisonnier était l’un des cinq Palestiniens condamnés pour avoir lancé des pierres sur une voiture conduite par Adva Bitton alors qu’elle voyageait avec sa fille en Cisjordanie en mars 2013. À cause de ces jets de pierres, Adva Bitton a dévié de sa trajectoire et s’est écrasée contre un camion. Sa fille, alors âgée de 2 ans, a subi de graves lésions cérébrales. Adele Bitton est décédée deux ans plus tard d’une infection pulmonaire liée à un trouble neurologique qui s’est développé à la suite de l’attaque, selon les responsables de l’hôpital.

Les terroristes – Muhammad Suleiman, Tamer Souf, Ammar Souf, Ali Shamlawi et Muhammad Kleib – ont été condamnés à 15 ans de prison en janvier 2016. Les cinq, originaires du village de Kifl Haris, au nord de la Cisjordanie, étaient tous mineurs au moment de l’attaque. Ils ont tous reconnu leur implication, mais ont ensuite affirmé avoir avoué sous la contrainte.

Le nom du Palestinien qui a déposé la demande de libération conditionnelle au sujet de sa peine pour homicide involontaire n’a pas été mentionné dans la décision de la commission et un tribunal a imposé un embargo sur son identité.

« La commission estime que le prisonnier demeure un danger [pour le public] et rejette donc la demande », a écrit la commission de libération conditionnelle dans sa décision.

Adva Bitton, qui a comparu devant la commission de libération conditionnelle, a fulminé dans une interview dimanche sur le fait que le terroriste ait été autorisé à demander une libération anticipée de prison.

« Dans quel genre de pays civilisé cela existe-t-il ? », a-t-elle déclaré à la chaîne publique Kan.

Adva Bitton à l’enterrement de sa fille de 4 ans, Adèle, le 18 février 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Elle a également déclaré que la prison n’était pas une peine suffisante pour les personnes reconnues coupables de la mort de sa fille.

« Une personne qui a assassiné ne devrait pas être derrière les barreaux d’une prison cinq étoiles en Israël », a déclaré Bitton, une résidente de l’implantation de Yakir. « La peine de mort est nécessaire ».

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