Liberman contre une rencontre de Netanyahu avec Ayman Odeh
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Liberman contre une rencontre de Netanyahu avec Ayman Odeh

Pour le chef d'Yisrael Beytenu, le chef de la Liste arabe unie représente une liste composée de partisans du terrorisme

Avigdor Liberman lors de la réunion du parti Yisrael Beytenu à la Knesset le 4 mai 2015 (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)
Avigdor Liberman lors de la réunion du parti Yisrael Beytenu à la Knesset le 4 mai 2015 (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)

L’ancien chef de la diplomatie israélienne Avigdor Liberman a demandé jeudi au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’annuler des discussions prévues avec le chef de file de la Liste arabe unie au Parlement, l’accusant de légitimer les « partisans du terrorisme ».

Avigdor Liberman, qui dirige le parti nationaliste Yisrael Beytenu, actuellement dans l’opposition, a démissionné de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères plus tôt ce mois-ci.

Il peut toujours décider de rejoindre la coalition de Netanyahu, qui dispose d’une majorité étriquée de 61 députés sur les 120 que compte la Knesset.

Ayman Odeh est à la tête de la Liste arabe unie, qui regroupe les principaux partis arabes du Parlement. Celle-ci a remporté 13 sièges aux élections de mars dernier, devenant la troisième formation politique de la Knesset.

« Cet homme représente une liste composée de partisans du terrorisme au Parlement israélien, et le Premier ministre israélien, à la tête d’un gouvernement qui se définit comme nationaliste, le rencontre », s’est indigné Liberman dans un communiqué.

« La rencontre de Netanyahu avec Odeh, un des plus farouches opposants à la définition d’Israël comme l’Etat du peuple juif, donne une légitimité à des forces travaillant à détruire Israël de l’intérieur et donne un sceau d’approbation à la cinquième colonne à l’œuvre à l’intérieur du Parlement israélien », a-t-il ajouté.

Avigdor Liberman a aussi rappelé les appels au vote du Premier ministre israélien le jour des dernières élections législatives face aux électeurs arabes qui « se rendaient en masse aux urnes ».

L’ancien chef de la diplomatie avait approuvé cette mise en garde parce que, selon lui, les électeurs arabes étaient encouragés par « des éléments hostiles à Israël, au premier rang desquels l’Autorité palestinienne ».

Les remarques de Netanyahu avaient été largement qualifiées de racistes et avaient suscité une condamnation du président américain Barack Obama.

Avigdor Liberman s’est fait remarquer pour ses remarques au vitriol contre la minorité arabe israélienne et contre les dirigeants palestiniens. Ses détracteurs le décrivent comme un homme politique dangereux et raciste.

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