Liberman : Israël a détruit un tunnel près du poste frontière de Gaza
Rechercher

Liberman : Israël a détruit un tunnel près du poste frontière de Gaza

Selon Avigdor Liberman, les récentes flambées au nord et au sud prouvent que Tsahal est "prêt pour n'importe quel scénario, sans avertissement"

Le colonel Kobi Heller, chef de la brigade du sud de Gaza, à droite, et le général de division Eyal Zamir, commandant en chef du Commandement sud de Tsahal, visitent le passage de Kerem Shalom le 14 janvier 2018, où un tunnel d'attaque présumé du Hamas a été découvert et détruit par l'armée la veille. (Forces de défense israéliennes)
Le colonel Kobi Heller, chef de la brigade du sud de Gaza, à droite, et le général de division Eyal Zamir, commandant en chef du Commandement sud de Tsahal, visitent le passage de Kerem Shalom le 14 janvier 2018, où un tunnel d'attaque présumé du Hamas a été découvert et détruit par l'armée la veille. (Forces de défense israéliennes)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré lundi que l’armée israélienne avait détruit un tunnel d’attaque pendant la nuit près du poste frontière de Kerem Shalom avec Israël.

« La nuit dernière, nous avons détruit un tunnel terroriste près de Kerem Shalom », a déclaré Liberman lors de la réunion hebdomadaire de la faction Yisrael Beytenu à la Knesset.

L’armée a déclaré lundi matin qu’elle avait attaqué des « infrastructures souterraines » dans le sud de la bande de Gaza, sans donner de détails, des heures après qu’une roquette a été tirée sur le sud d’Israël, alors que d’intenses combats transfrontaliers persistaient pour le troisième jour consécutif.

Le site d’information palestinien Safa a rapporté que 10 frappes aériennes avaient causé de graves dégâts, mais qu’aucun blessé n’avait été signalé.

En janvier, l’armée a brièvement fermé le passage de Kerem Shalom pour « neutraliser » un tunnel d’attaque qui s’étendait au-dessous. Le Commandement du Sud [de Tsahal] a achevé la neutralisation du tunnel d’attaque creusé sous le passage et a mis fin à la menace qu’il représentait », a déclaré l’armée dans un communiqué à l’époque.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman prend la parole lors d’une conférence des gouvernements locaux à Tel Aviv le 14 février 2018. (Jorge Novominsky)

Il n’a pas été précisé si le passage souterrain mentionné par Liberman était lié à cette infrastructure. Ce tunnel s’étendait sur le territoire israélien et égyptien à partir de la ville de Rafah, dans le sud de Gaza.

Selon l’armée en janvier, la portion de 180 mètres du tunnel qui était en Israël semble avoir été conçue pour servir aux attaques du Hamas contre des civils et des soldats israéliens. Les centaines de mètres du tunnel qui est entré dans la péninsule égyptienne du Sinaï auraient pu être utilisés pour le déplacement de combattants ou la contrebande de marchandises et d’armes.

L’armée israélienne a refusé lundi de commenter l’emplacement de l’infrastructure souterraine ciblée dans les raids du matin, et un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré qu’il « ne peut pas développer au-delà de ce que le ministre a dit. »

M. Liberman a également exhorté les Israéliens du nord et du sud à poursuivre leur vie quotidienne, malgré l’intensification des tensions transfrontalières aux deux extrémités du pays.

Les récentes flambées, le long des frontières nord et sud, prouvent que Tsahal « est prêt pour n’importe quel scénario, sans avertissement ». « Vous pouvez poursuivre votre vie quotidienne. »

L’armée israélienne a déclaré que les raids de la nuit à Gaza étaient une réponse à un projectile tiré sur Israël précédemment. La roquette, tirée dimanche soir, aurait atterri dans une zone dégagée de la région de Shaar HaNeguev, en bordure de la bande de Gaza. Il n’y a pas eu de revendication immédiate pour la roquette, mais Israël maintient une politique de responsabilité du Hamas, qui dirige Gaza.

« Le Hamas est responsable de tout ce qui se passe dans la bande de Gaza et de tout ce qui en ressort, que ce soit dans la clandestinité ou ailleurs », a déclaré l’armée dans un communiqué.

Les troupes israéliennes et les premiers intervenants à la frontière de Gaza après l’explosion qui a pris pour cible une patrouille de Tsahal, le 17 février 2018. (Capture d’écran Hadashot)

« Le Hamas est responsable de tout ce qui se passe dans la bande de Gaza et de tout ce qui en découle, que ce soit sous terre ou en surface », a déclaré l’armée dans un communiqué.

Israël s’efforce de déjouer les tunnels creusés par le Hamas et d’autres groupes sous la bande de Gaza, dont certains traversent le territoire israélien et dont on pense qu’ils serviront à de futures attaques. Le ministère de la Défense travaille sur une barrière souterraine qui empêchera les tunnels de traverser Israël.

Les combats avec Gaza se sont intensifiés pendant le week-end après que quatre soldats ont été blessés par un engin explosif fixé à un drapeau sur la frontière. Plus tard samedi, une maison dans la communauté de Shaar HaNeguev a été endommagée par une roquette tirée depuis Gaza. Aucun blessé n’a été signalé.

Israël a réagi en ciblant 18 sites à Gaza, y compris des postes du Hamas et une cible que l’armée a déclaré être gérée par le groupe du Jihad islamique palestinien, à l’origine de l’engin explosif. Les cibles comprenaient des postes d’observation, un tunnel d’attaque et des usines d’armement du Hamas, a déclaré l’armée. Deux Palestiniens ont été tués, selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas.

Le Hamas a utilisé des tunnels dans le passé pour infiltrer le territoire israélien et mener des attaques, notamment des tirs et l’enlèvement d’un soldat de Tsahal, Gilad Shalit, qui a été libéré après cinq ans de captivité en échange d’environ 1 000 prisonniers palestiniens.

En décembre, l’armée a déclaré qu’elle avait détruit un tunnel d’un kilomètre de long construit par le groupe terroriste du Hamas. Il démarrait dans la ville de Khan Younès dans la bande de Gaza, et s’étendait sur des « centaines de mètres » à l’intérieur du territoire israélien. C’était la deuxième fois en six semaines que les forces de sécurité avaient détruit ce type de tunnel.

Les propos de Liberman lundi au sujet de la frontière nord faisaient référence à un récent affrontement entre Israël, l’Iran et le régime d’Assad à la frontière nord, il y a plus d’une semaine.

Le 10 février, un drone iranien, qui est entré dans le nord d’Israël depuis la Syrie près de la frontière jordanienne, a été abattu par un hélicoptère d’attaque israélien. En réponse à l’incursion du drone, des avions de chasse israéliens ont attaqué le centre de commandement mobile à partir duquel il était dirigé, a déclaré l’armée la semaine dernière.

Pendant le raid de représailles, l’un des huit chasseurs israéliens F-16 qui ont participé à l’opération a été touché par un missile antiaérien syrien et s’est écrasé. L’armée de l’air israélienne a ensuite effectué une deuxième série de frappes aériennes, détruisant entre un tiers et la moitié des défenses aériennes syriennes, selon le porte-parole de Tsahal, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus.

Joshua Davidovich a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...