Liberman : la Corée du Nord est une bien plus grande menace que l’Iran
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Liberman : la Corée du Nord est une bien plus grande menace que l’Iran

Le ministre de la Défense a qualifié l’intensification de l’utilisation d'armes perfectionnées de "nouvelle ère"

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman s'adresse aux nouvelles recrues sur la base militaire de Tel Hashomer, le 19 mars 2017. (Crédit : Flash90)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman s'adresse aux nouvelles recrues sur la base militaire de Tel Hashomer, le 19 mars 2017. (Crédit : Flash90)

Le programme d’armement nucléaire de la Corée du Nord n’est qu’embryonnaire, mais représente une plus grande menace à l’échelle internationale que l’Iran ou que d’autres groupes terroristes, a affirmé Avigdor Liberman, ministre de la Défense.

« La Corée du Nord est en haut de la liste des priorités », a déclaré le ministre de la Défense durant une conférence à Netanya à la mémoire de l’ancien chef du Mossad Meir Dagan.

Liberman a ajouté que Pyongyang « semble avoir franchi une limite avec ses derniers essais nucléaires ».

Le discours de Liberman au Netanya Academic College proposait une approche internationale face à la menace terroriste, indiquant que le Moyen Orient n’était pas la seule région en proie à un chamboulement.

« Le monde entier est en plein ouragan », a-t-il dit.

La télévision sud-coréenne diffuse une vidéo d'un tir de missile de la Corée du Nord, le 12 février 2017. (Crédit : Jung Yeon-Je/AFP)
La télévision sud-coréenne diffuse une vidéo d’un tir de missile de la Corée du Nord, le 12 février 2017. (Crédit : Jung Yeon-Je/AFP)

Le ministre de la Défense a poursuivi en disant que l’Iran, qui soutient ouvertement les organisations terroristes, était la deuxième menace pour la sécurité internationale.

Selon Liberman, les organisations terroristes armées et équipées de missiles modernes et d’armes non-conventionnelles représentent la troisième menace.

« Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère dans la précision des missiles et des armes non-conventionnelle, entre les mains de personnes irrationnelles », a affirmé Liberman.

Dans ce qui semblait être une référence aux frappes aériennes sur le Hezbollah en Syrie, Liberman a déclaré qu’Israël ne souhaitait pas être mêlé à la guerre civile qui ravage le pays depuis quelques années, mais qu’il « ne tolèrerait pas » la menace de missiles perfectionnés aux mains des terroristes.

« Nous ne cherchons pas la confrontation, mais nous travaillerons contre elle à chaque occasion », a-t-il déclaré.

En ce qui concerne la politique intérieure, Liberman a encouragé ses collègues du Parlement à rester réalistes dans leurs attentes face à l’administration Trump.

« Nous battre avec Donald Trump n’est pas une option », a-t-il indiqué.

« Si quelqu’un pense que nous allons travailler unilatéralement, c’est qu’il n’a pas vu l’évaluation situationnelle », a ajouté Liberman, en référence aux appels de certains députés de droite à annexer la Cisjordanie, du moins en partie.

Il a indiqué que l’annexion de ces territoires coûterait à Israël près de 20 milliards de shekels.

Il a appelé les politiques israéliens à contrôler leurs « slogans », mais a admis qu’il y avait la possibilité que les relations entre les États-Unis et Israël s’améliorent avec l’administration actuelle.

« C’est un gouvernement républicain, pas un gouvernement Donald Trump », a indiqué Liberman.

Il a ajouté qu’actuellement, la droite est majoritaire au Congrès, à la Cour suprême et qu’il y a un président « très amical » à la Maison Blanche.

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