Liberman : le Likud prévoit de saboter le vote par la violence le 17 septembre
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Liberman : le Likud prévoit de saboter le vote par la violence le 17 septembre

Le parti du Premier ministre a rejeté avec force les accusations du chef d'Yisrael Beytenu, les qualifiant de "mensonges" et de "fait absolument faux"

Le chef de Yisrael Beytenu Avigdor Liberman lors de la Fédération nationale du Travail à Jérusalem, le 4 septembre 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le chef de Yisrael Beytenu Avigdor Liberman lors de la Fédération nationale du Travail à Jérusalem, le 4 septembre 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le dirigeant de la formation Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a déclaré samedi que le Likud préparait des actions violentes le 17 septembre, jour des élections nationales, une accusation niée par le parti au pouvoir.

L’ex-ministre de la Défense a déclaré lors d’un entretien avec la Douzième chaîne que le Likud prévoyait d’envoyer des équipes de voyous dans les bureaux de vote où Yisrael Beytenu était susceptible de récolter un score fort dans le but de perturber le bon déroulement du scrutin.

« Nous recevons des informations de la part de personnels du Likud qui font part d’une directive qui prônerait de faire venir des équipes renforcées dans les bureaux de vote où Yisrael Beytenu est fort pour mener des violences brutales, initier des rixes, entraîner le chaos et une situation à même de disqualifier les votes », a-t-il dit.

Selon Liberman, ce plan serait tout du moins « toléré » par des responsables de haut-rang. Il s’est toutefois abstenu d’incriminer directement le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui est à la tête du parti.

Le Likud a nié cette accusation, évoquant « un mensonge et un fait absolument faux ».

« Personne au Likud n’agit ou n’agira en utilisant la violence. Il n’y a eu aucune directive de ce type. Liberman ment parce qu’il est sous pression et qu’il est en train de comprendre qu’il va perdre », a indiqué le parti dans une publication parue sur Facebook.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 14 juillet 2019. (RONEN ZVULUN / POOL / AFP)

Liberman a par ailleurs déclaré au cours de cet entretien qu’il n’était pas sûr que l’ex-chef d’Etat-major Benny Gantz et son alliance Kakhol lavan ne rejoindraient pas une coalition qui comprendrait les partis ultra-orthodoxes.

S’il s’est dit satisfait de voir Kakhol lavan adopter son agenda en s’opposant à une coalition qui inclurait les partis religieux, il a prédit que Gantz pourrait devenir ministre de la Défense de Netanyahu dans une coalition qui serait dirigée par ce dernier si l’arithmétique électorale le permettait.

Il a aussi attaqué directement Netanyahu, mettant en doute ses antécédents en tant que leader de droite.

« C’est Netanyahu qui a transféré toute la ville de Hébron au [président de l’Autorité palestinienne d’alors Yasser] Arafat, qui a voté en faveur de l’expulsion des Juifs du Gush Katif [pendant le désengagement de Gaza en 2005], qui a bloqué la peine de mort pour les terroristes. C’est le même Netanyahu qui verse l’argent de la protection à un groupe terroriste. Quel lien il entretient avec la droite, personne ne le sait », a dit Liberman.

Le gouvernement de Netanyahu a autorisé le transfert de subventions venues du Qatar à la bande de Gaza, dirigée par le Hamas, pour tenter de ramener le calme à la frontière sud de l’Etat juif.

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