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Liberman maintient sa comparaison entre Netanyahu et Goebbels mais s’excuse

Il a tenu à présenter ses excuses auprès de ceux qui ont pu se sentir offensés par ces paroles, rappelant qu'il a perdu des parents pendant la Shoah

Le ministre des Finances Avigdor Lieberman arrive à la réunion hebdomadaire de cabinet au bureau du Premier ministre, le 11 septembre 2022. (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre des Finances Avigdor Lieberman arrive à la réunion hebdomadaire de cabinet au bureau du Premier ministre, le 11 septembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre des Finances Avigdor Liberman a défendu dimanche des propos tenus dans la matinée, dans lesquels il a comparé l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu au propagandiste nazi Joseph Goebbels – tout en présentant ses excuses auprès de ceux qui ont pu se sentir offensés par cette comparaison.

« Netanyahu a en effet oublié que ceux qui sont les plus proches de lui ont choisi d’appeler la police israélienne ‘la Gestapo’ mais il se rappelle encore très bien comment utiliser des méthodes de propagande pour me nuire », a écrit Liberman sur Twitter en référence à des paroles qui auraient été prononcées, il y a plusieurs années, par Yair Netanyahu.

Mais il a ajouté que malgré cela, « je n’ai l’intention de blesser personne et certainement pas concernant un sujet qui est si cher à mon cœur : la Shoah et la Seconde Guerre mondiale, dont certains membres de ma famille ont été eux-mêmes les victimes ».

Liberman a indiqué que « personne ne m’enseignera ce qu’est la moralité et mes actions parlent d’elles-mêmes », notant les initiatives prises pour améliorer les allocations sociales qui sont allouées aux survivants de la Shoah en Israël.

Les politiciens de l’ensemble du spectre politique avaient critiqué plus tôt le ministre des Finances pour ses commentaires comparant Netanyahu, le chef de l’opposition, à Goebbels.

Débutant la réunion hebdomadaire de cabinet dimanche matin, Liberman avait déclaré que les méthodes de campagne de Netanyahu étaient « les méthodes exactes de Goebbels et de Staline ».

Ces paroles avaient été immédiatement condamnés par le Likud, qui avait déclaré que Liberman « avait dénigré la Shoah ».

Les partenaires de coalition de Liberman, le Premier ministre Yair Lapid et le ministre de la Défense Benny Gantz, avaient également condamné ces propos.

« Même face à une machine sans fin de poison et d’incitation… la Shoah doit être écartée de la conversation », avait déclaré Lapid, affirmant que de telles comparaisons « ne font que nuire à la mémoire de la Shoah ».

Avigdor Liberman, alors ministre de la Défense, et Benjamin Netanyahu, alors Premier ministre, à la Knesset, le 23 octobre 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Gantz avait dit que tout en soutenant Liberman, il dénonçait « la comparaison inacceptable avec ceux qui ont commis les pires atrocités de l’histoire de l’humanité ».

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