Liberman présentera le budget en août
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Liberman présentera le budget en août

Le ministre des Finances espère une croissance annuelle de 5 % au cours des 4 prochaines années, juge que l'objectif de déficit budgétaire de 7,1 % du PIB pour 2021 est réalisable

Le ministre des Finances Avigdor Liberman lors d'un point de presse avec des journalistes à Jérusalem (Crédit : Shoshanna Solomon/Times of Israel)
Le ministre des Finances Avigdor Liberman lors d'un point de presse avec des journalistes à Jérusalem (Crédit : Shoshanna Solomon/Times of Israel)

https://www.timesofisrael.com/liberman-to-bring-budget-to-cabinet-in-august-seeks-hike-in-home-property-tax/

Le ministre des Finances Avigdor Liberman a déclaré mardi qu’il présenterait le budget de l’État 2021-2022 au vote du cabinet au cours de la première semaine d’août, dans le but de le faire adopter par la Knesset avant la date limite de novembre.

M. Liberman a déclaré qu’il pensait que le budget serait adopté d’ici novembre, car même la majeure partie de l’opposition ne veut pas d’un nouveau scrutin électoral, qui serait automatiquement déclenché si le budget n’était pas adopté. Israël a organisé quatre élections en deux ans dans un contexte d’impasse politique. Le dernier budget qui a été adopté, pour 2019, a été voté en mars 2018.

Lors d’un point de presse à Jérusalem, M. Liberman, qui a pris ses fonctions lorsqu’un gouvernement a été formé en juin, a réitéré son affirmation selon laquelle le prochain budget n’augmentera pas les impôts, mais que la croissance proviendra plutôt d’une réduction des réglementations, d’investissements dans les infrastructures et d’une plus grande efficacité économique.

Il a déclaré que la simple réduction de la réglementation, selon les prévisions de l’OCDE, pourrait entraîner une économie de 8 milliards de shekels (2,43 milliards de dollars) à 8,5 milliards de shekels (2,6 milliards de dollars) par an. Dès que ces dispositions entreront en vigueur, a-t-il dit, elles contribueront à une croissance économique importante.

« Mon rêve pour les quatre années à venir est de préserver une croissance (annuelle) d’environ 5 %. Ce serait une réussite sans précédent », a déclaré M. Liberman.

« Je ne suis pas venu pour faire plaisir à qui que ce soit », a-t-il déclaré. « Mon engagement est envers l’économie israélienne et je suis prêt à en payer le prix. Nous ferons ce qui est bon pour l’économie israélienne, même si ce n’est pas populaire. »

Le budget comprendra une estimation du déficit public, mais l’objectif n’a pas encore été fixé, a déclaré Liberman. Le déficit budgétaire, qui a explosé à 11,6 % du PIB en 2020 en raison de la crise du coronavirus, alors que le gouvernement distribuait des aides pour maintenir l’économie à flot pendant les confinements, était de 10,1 % du PIB en juin. La Banque d’Israël a prévu que le déficit de 2021 serait de 7,1 % du PIB – un objectif que M. Liberman a approuvé, le qualifiant de « pas excessivement optimiste ».

M. Liberman a déclaré que parmi les mesures proposées dans le plan économique qui accompagnera le budget, il y a l’augmentation des taxes foncières pour les propriétés résidentielles et leur diminution pour les propriétés commerciales et les entreprises, afin que les municipalités encouragent le développement des maisons par opposition aux entreprises. Cela augmenterait l’offre de propriétés résidentielles et contribuerait à réduire la flambée des prix de l’immobilier.

Il a également déclaré qu’il était favorable à l’augmentation de l’âge de la retraite pour les femmes.

M. Liberman a déclaré que ses mesures visant à réduire les subventions pour la garde d’enfants pour les familles ultra-orthodoxes dans lesquelles le père étudie la Torah à plein temps ont pour but de les faire entrer dans la vie active, même si ce plan a soulevé l’ire des Haredim.

Des réductions de subventions similaires en 2003, lorsque Benjamin Netanyahu était ministre des Finances, et en 2013, lorsque Yair Lapid était ministre des Finances, avaient provoqué un bond de 70 % de la participation des Haredim au marché du travail, a-t-il déclaré.

Ces mesures, selon M. Liberman, visent à « les aider et non à leur nuire », a-t-il dit. « Ce sont les partis Shas et Yahadout HaTorah qui font du mal à leurs électeurs en les laissant sans revenu et sans éducation, et en les gardant dépendants de l’assistanat. »

Ils constituent ainsi un « public captif, à qui l’on peut ensuite dicter qui voter lors des élections », a-t-il déclaré.

L’objectif des mesures qu’il propose, a déclaré M. Liberman, est de sortir les Haredim de la pauvreté. Les priver des bases de l’éducation que sont l’anglais et les mathématiques « ne leur laisse aucune autre option que les kollels », a-t-il déclaré, en faisant référence aux salles d’étude de la Torah pour les hommes mariés, dont la plupart offrent une petite allocation.

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