Liberman visite le nord et prévient ses “voisins” de ne pas “tester” Israël
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Liberman visite le nord et prévient ses “voisins” de ne pas “tester” Israël

L’armée libanaise observait la frontière pendant la visite du ministre de la Défense

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman visite la frontière nord d'Israël, le 7 juin 2016. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman visite la frontière nord d'Israël, le 7 juin 2016. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)

Deux hommes ont été vus mardi prendre des photographies de la frontière nord d’Israël depuis un poste d’observation de l’armée libanaise pendant une visite dans la zone du ministre de la Défense Avigdor Liberman.

Une série de postes d’observation est apparue du côté libanais de la frontière avec Israël ces dernières semaines, ce qui a soulevé des craintes chez les habitants israéliens, qui ont décidé de surveiller eux-mêmes les activités sur ces lieux.

Alors que Liberman rencontrait le commandement du Nord de l’armée israélienne pour évaluer son état de préparation aux menaces venant du Liban et de la Syrie, les deux hommes ont été photographiés à l’un des postes d’observation libanais en train d’espionner le côté israélien.

Dans une photographie diffusée par la Dixième chaîne, un homme peut être vu en train de prendre des photos avec un objectif à longue portée pendant que l’autres, qui a une arme automatique, monte la garde.

L’armée a indiqué que les miradors, qui sont apparus ces derniers mois le long de la frontière entre le kibboutz Rosh Hanikrah et le moshav Zarit, appartiennent à l’armée libanaise et ne posent pas de menaces directes à la sécurité des communautés frontalières.

Les tours sont construites dans une zone classifiée comme démilitarisée, selon la résolution 1701 de l’ONU, qui a mis fin à la Deuxième Guerre du Liban entre Israël et le Hezbollah en 2006. En d’autres termes, les tours peuvent être utilisées pour l’observation, mais des armes ne peuvent pas y être placées.

Un mirador qui aurait été construit par l'armée libanaise le long de la frontière israélienne, en mai 2016. (Crédit : capture d'écran Ynet)
Un mirador qui aurait été construit par l’armée libanaise le long de la frontière israélienne, en mai 2016. (Crédit : capture d’écran Ynet)

Bien que l’armée libanaise ne soit pas considérée comme un adversaire hostile, il y a eu plusieurs occasions où des soldats voyous ont ouvert le feu contre des troupes israéliennes.

Pendant sa visite, le nouveau ministre s’est entretenu avec le chef d’Etat-major Gadi Eizenkot, le dirigeant du commandement du Nord Aviv Kochavi, le général Tamir Hayman et le général Yossi Bachar.

« J’ai entendu des évaluations de la région, qui est une région qui est toujours sensible, et je peux dire que notre frontière nord est entre de bonnes mains », a déclaré Liberman.

« Nous n’avons pas d’autre projet que de maintenir le calme, et j’espère que chacun comprend bien cela, y compris nos voisins. Mais dans tous les cas, je ne recommande à personne de nous tester », a-t-il ajouté.

Dirigeant du parti nationaliste Yisrael Beytenu, Liberman a prêté serment comme ministre de la Défense lundi dernier, après l’approbation à l’unanimité du cabinet de l’accord d’extension de la coalition qui fait entrer son parti dans le gouvernement dirigé par le Likud. Un vote de la Knesset a peu approuvé sa nomination.

Dans ce qui pourrait être une tentative d’apaiser les inquiétudes au sujet de sa précédente rhétorique agressive, depuis qu’il a pris son poste, Liberman a déclaré que l’unité nationale israélienne était plus importante que le territoire, a promis d’empêcher tous conflits inutiles et de mettre fin aux « guerres d’usure ».

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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