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Lille : 13 mois de prison ferme pour apologie et provocation au terrorisme

La justice lui reproche 22 tweets, publiés entre avril 2020 et mai 2021, qui faisaient l'apologie d'actes de terrorisme commis en France et à l'étranger

Illustration : un téléphone montrant l'icone Twitter, le 10 juillet 2019. (Crédit : AP Photo/Jeff Chiu)
Illustration : un téléphone montrant l'icone Twitter, le 10 juillet 2019. (Crédit : AP Photo/Jeff Chiu)

Un jeune de 19 ans a été condamné mardi à Lille à 13 mois de prison ferme et 12 mois de sursis probatoire pour « apologie du terrorisme » et « provocation à commettre un acte de terrorisme », commis sur Twitter sur une période de plus d’un an.

Le tribunal judiciaire de Lille l’a également déclaré coupable d’avoir détenu et transporté plusieurs armes de « catégorie D » (en vente libre), sans motif légitime, dont des pistolets de calibre 4,5 mm, un pistolet à plomb, une matraque télescopique, diverses munitions ou encore une arbalète de chasse.

Lors des perquisitions, la justice avait également découvert deux plaques d’immatriculation usurpées et des cagoules dans son véhicule, ainsi que plusieurs livres défendant une « vision extrémiste de l’islam », a résumé la présidente Karine Dosio.

Ilies Z., lycéen en bac pro lors des faits, sans casier judiciaire, avait été arrêté en juillet dans la métropole lilloise et placé en détention provisoire.

La justice lui reproche 22 tweets, publiés entre avril 2020 et mai 2021, qui faisaient l’apologie d’actes de terrorisme commis en France et à l’étranger, notamment revendiqués par le groupe État islamique, « glorifiaient » des auteurs d’attentat ou faisaient « l’éloge de la mort en martyr », a listé la juge.

Il a notamment relayé par des tweets des vidéos de propagande appelant au jihad, par les voix de Fabien Clain – identifié comme l’homme qui a enregistré le message audio revendiquant les attentats du 13-Novembre – ou Adrien Guihal, également connu comme un porte-parole de l’organisation terroriste.

Dans des messages, il appelait aussi à « aller sur le terrain pour libérer les frères » ou considérait des attentats de l’EI comme des « représailles » aux bombardements français.

Il justifiait encore l’assassinat du professeur Samuel Paty, « comparant le meurtrier à un compagnon du prophète », a rappelé la représentante du parquet, Anaïs Zerri.

« Je regrette, (…) je ne me rendais pas compte », a assuré Ilies Z. mardi, sans toutefois convaincre les juges. « Quand on rassemble tout ça, ça peut paraître gros, (…) mais je ne prévoyais pas du tout de faire quelque chose ou d’agresser quelqu’un (…) Les armes c’était du pur loisir », a-t-il dit.

Au printemps 2020, « il y a eu le confinement, (…) j’étais retranché chez moi, tout le temps sur mon téléphone, j’ai pu être influencé par des personnes », s’est-il justifié répétant que les faits ne lui « ressemblaient pas ».

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