L’imam de Toulouse mis en examen après un prêche controversé
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L’imam de Toulouse mis en examen après un prêche controversé

Le chef de mis en examen n'a pas été précisé mais le parquet de Toulouse avait ouvert en septembre une information judiciaire pour "provocation à la haine" à son encontre

L'Imam Mohamed Tatai fait un sermon à la Grande Mosquée de Toulouse, France, le 15 décembre 2017. (Capture d'écran : YouTube)
L'Imam Mohamed Tatai fait un sermon à la Grande Mosquée de Toulouse, France, le 15 décembre 2017. (Capture d'écran : YouTube)

L’imam de Toulouse Mohamed Tataï a été mis en examen à la suite d’un prêche antisémite en langue arabe, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

Le chef de mis en examen n’a pas été précisé mais le parquet de Toulouse avait ouvert en septembre une information judiciaire pour « provocation à la haine » à son encontre.

Le procureur de Toulouse, Dominique Alzeari, indiquait alors dans un communiqué « (qu’)après avoir fait vérifier (…) le contenu et les modalités de la diffusion du prêche », notamment avec une traduction certifiée », une information judiciaire avait été ouverte pour « provocation publique, par parole, à la haine ou à la violence en raison de l’origine, de l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».

Cette enquête, ouverte également du chef de « provocation publique, au moyen de communication au public par voie électronique à la haine ou à la violence », a été confiée à deux magistrats.

Elle vise à la fois l’auteur du prêche, appelé aussi Mohamed Tataiat, ainsi que ceux qui ont diffusé le propos sur internet, avait précisé le procureur lundi en marge de la rentrée solennelle du tribunal.

Le parquet de Toulouse avait ouvert une enquête préliminaire après avoir reçu fin juin un signalement émanant du préfet de Haute-Garonne sur des « faits susceptibles de constituer le délit d’incitation à la haine ».

Ce signalement visait une vidéo de décembre 2017 dans laquelle on voit l’imam de Toulouse prêcher en langue arabe et tenir des propos soupçonnés d’être antisémites.

Selon le texte sous-titré en anglais, Mohamed Tataï déclare notamment : « (Le prophète Muhammad) nous a parlé de la bataille finale et décisive : le jugement dernier ne viendra pas jusqu’à ce que les Musulmans combattent les Juifs ».

Suite à l’émoi provoqué par la diffusion de cette vidéo, l’imam avait invoqué une « traduction pas fidèle » qui « n’est pas le vrai sens du hadith » (texte religieux) qu’il cite dans la vidéo, où apparaît le logo de la chaîne Memri TV.

Mi-juillet, le recteur de la Grande mosquée de Paris (GMP) Dalil Boubakeur avait finalement condamné et regretté « vivement les propos totalement incongrus » de Mohamed Tataï après une première réaction jugée trop timide par le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui avait réclamé des clarifications.

« L’imam a reconnu son erreur et les conséquences aussi néfastes que toxiques de cette citation », a déclaré le recteur de la GMP dans un courrier adressé au maire.

L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) avait également fait un signalement à la justice.

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