L’intégralité de l’intervention de Trump et Netanyahu à la Maison-Blanche
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L’intégralité de l’intervention de Trump et Netanyahu à la Maison-Blanche

Le président américain pourrait venir à l’ouverture de l'ambassade à Jérusalem ; Les Juifs se souviendront du président au même titre que Cyrus le Grand, a dit le Premier ministre

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une réunion avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, le 5 mars 2018 à Washington (AFP PHOTO / MANDEL NGAN)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une réunion avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, le 5 mars 2018 à Washington (AFP PHOTO / MANDEL NGAN)

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’intervention du président américain Donald Trump et du Premier ministre Benjamin Netanyahu avant leur entretien à la Maison-Blanche ce lundi.

LE PRESIDENT DES ETATS-UNIS DONALD TRUMP : Merci beaucoup. C’est un grand honneur d’avoir avec nous le Premier Ministre Netanyahu et Mme Netanyahu. Ils sont nos amis depuis longtemps. Je dirais que nous avons en ce moment probablement les meilleures relations avec Israël que nous ayons jamais eues. Je pense que nous sommes plus proches que peut-être jamais auparavant.

[La décision sur] Jérusalem était une chose merveilleuse, et je sais qu’elle a été très appréciée dans une grande partie du monde, et pas seulement en Israël – mais dans une très grande partie du monde. C’était donc une décision que je devais prendre. De nombreux présidents ont discuté du fait de prendre ou non cette décision, et ils l’ont promis dans leurs campagnes, mais ils n’ont jamais été capables de faire ce qu’ils auraient dû faire. J’ai donc été capable de le faire, et je pense que c’est quelque chose qui est très apprécié en Israël, mais bien au-delà d’Israël.

Nous sommes très proches concernant des accords commerciaux. Nous sommes très, très proches au niveau militaire et [dans notre lutte contre] le terrorisme et sur toutes ces choses pour lesquelles nous devons travailler ensemble.

Donc, cette relation n’a jamais été aussi bonne. Et, Monsieur le Premier Ministre, et Madame Netanyahu, c’est un grand honneur de vous recevoir.

SARA NETANYAHU : Merci.

LE PREMIER MINISTRE BENJAMIN NETANYAHU : Merci. Je vous remercie. Monsieur le Président, Donald, Melania : Sara et moi voulons vous remercier pour votre amitié et votre hospitalité extraordinaires.

C’est toujours un plaisir de vous voir tous les deux, mais c’est la première fois que nous nous rencontrons à Washington – la capitale des Etats-Unis – après que vous ayez déclaré, Monsieur le Président, Jérusalem comme capitale d’Israël. Et ceci était une proclamation historique suivie de votre décision audacieuse de déplacer l’ambassade d’ici notre prochaine Journée de l’indépendance.

Je veux vous dire que le peuple juif a une longue mémoire. Nous nous souvenons donc de la proclamation du grand roi perse Cyrus le Grand. Il y a 2 500 ans, il a proclamé que les exilés Juifs à Babylone pouvaient revenir et reconstruire notre temple à Jérusalem. Nous nous rappelons, il y a 100 ans, de Lord Balfour, qui a publié la Proclamation Balfour qui reconnaissait les droits du peuple juif dans notre patrie ancestrale.

Nous nous souvenons qu’il y a soixante-dix ans, le président Harry S. Truman était le premier dirigeant à reconnaître l’Etat juif. Et nous nous rappelons qu’il y a quelques semaines, le président Donald J. Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël.

Monsieur le Président, notre peuple s’en souviendra à travers les âges. Et comme vous venez de le dire, d’autres en ont parlé. Vous l’avez fait. Je veux donc vous remercier au nom du peuple d’Israël. Et j’attends avec impatience nos discussions sur nos défis et nos opportunités.

Si je devais dire quels sont les plus grands défis pour nos deux pays et pour nos voisins arabes, cela se résume en un mot : l’Iran. L’Iran n’a pas abandonné ses ambitions nucléaires. Il est sorti de cet accord nucléaire enhardi et plus puissant. C’est partout un agresseur, y compris à nos propres frontières. Et je pense que nous devons arrêter ce pays, qui scande ‘Mort à Israël’ et ‘Mort à l’Amérique’. L’Iran doit être arrêté. C’est notre défi commun.

Le second défi est notre recherche, en raison de ce challenge, à exploiter les opportunités de paix étant donné que les Arabes n’ont jamais été aussi proches d’Israël et qu’Israël n’a jamais été aussi proche des Arabes. Et nous cherchons aussi à élargir cette paix avec les Palestiniens.

J’ai donc hâte de participer à ces discussions. Mais je veux juste réitérer ce que vous venez de dire.

Monsieur le Président, je viens ici depuis près de quatre décennies pour discuter et chercher à construire une alliance américano-israélienne. Sous votre direction, cela n’a jamais été aussi fort, et les Israéliens sont témoins de vos positions sur Jérusalem et sur l’Iran. Ils sont témoins de votre magnifique défense d’Israël et de la vérité aux Nations unies. Et moi, en tant que Premier ministre, je vois quelque chose que vous, en tant que président, voyez, mais que les autres ne peuvent pas voir : l’étendue de notre intelligence et de notre coopération dans des domaines vitaux pour la sécurité de nos deux peuples.

Et, Monsieur le Président, je veux juste vous dire merci pour votre leadership, et merci pour votre formidable amitié.

Je vous remercie.

TRUMP : Merci beaucoup. Je vous remercie. Mon honneur.

QUESTION : Monsieur le Président, quand avez-vous l’intention (inaudible) votre plan de paix ?

QUESTION : Irez-vous à Jérusalem pour l’ouverture de l’ambassade ?

TRUMP : Il se peut. Il se peut. Ils ont commencé, comme vous le savez, la construction. Et je pourrais venir. Nous parlerons de cela et d’autres choses.

QUESTION : Donc vous pourriez venir en mai pour l’ouverture de l’ambassade ?

TRUMP : Il se peut. Il se peut. Nous étudions cela. Nous l’aurons construit très rapidement. Beaucoup de gens ne le feraient pas aussi rapidement. Mais nous allons la construire très rapidement et à très peu de frais.

J’ai reçu un devis à hauteur d’un milliard de dollars à mon bureau la semaine dernière. J’ai dit : ‘Un milliard ? Pour quoi faire ?’ ‘Nous allons construire une ambassade.’ J’ai dit : ‘Nous n’allons pas dépenser un milliard de dollars.’ Nous allons faire ça pour environ 250 000 $. Retenez ça. Pour l’instant c’est temporaire, mais ce sera très bien. 250 000 dollars contre un milliard de dollars, c’est bien ?

NETANYAHU : Oui. C’est bien.

QUESTION : Alors pouvons-nous dire que vous êtes (inaudible) à venir à Jérusalem?

TRUMP : Nous envisageons de venir. Si je peux, je le ferai. Mais j’y retournerai. Israël est très spécial pour moi. C’est un pays spécial. Un peuple spécial. Et j’ai hâte d’y être, et je suis très fier de cette décision.

QUESTION : Et qu’en est-il de votre accord de paix ? Quand allez-vous présenter votre accord de paix ?

TRUMP : Nous allons voir. Nous y travaillons très dur, et nous aimerions – regardez, ce serait une grande réussite, et même d’un point de vue humanitaire, quoi de mieux si nous pouvions faire la paix entre Israël et les Palestiniens ? Et je peux vous dire, nous travaillons très dur pour cela. Et je pense que nous avons une très bonne chance.

Et la plus grande difficulté que tout le monde a eue – vous regardez ça sur plus de 25 ans – personne ne pouvait passer outre Jérusalem, qui était numéro 1. Ils ne pouvaient pas dépasser [la question]. Nous l’avons retirée de la table. Cela nous donne donc une réelle opportunité de paix. Nous verrons comment cela fonctionne. Les Palestiniens, je pense, veulent vraiment revenir à la table [des négociations].

QUESTION : Qui a dit ça ?

QUESTION : Et s’ils ne reviennent pas ?

TRUMP : Si ce n’est pas le cas, il n’y aura pas la paix. Il n’y aura pas la paix.

QUESTION : Quel est votre plan s’ils ne reviennent pas ?

TRUMP : Si ce n’est pas le cas, il n’y aura pas la paix, et c’est aussi une possibilité. Je ne dis pas que ça va arriver. Tout le monde a dit que c’était l’accord le plus difficile à conclure. Chaque fois que vous faites face à une question difficile, comme dans les affaires, vous dites : ‘Oh, c’est presque aussi mauvais qu’entre Israël et les Palestiniens.’ Vous utilisez cela comme un exemple.

C’est la question la plus difficile. Ce sont des années et des années d’opposition et, franchement, de haine – et cela implique beaucoup de choses dans cet accord, au-delà des frontières.

Et je vous dirai que si nous pouvions le faire – si nous pouvions faire la paix entre Israël et les Palestiniens –, ce serait une grande chose pour tout le monde. Ce serait une bonne chose pour ce pays et pour tout le monde.

Nous travaillons donc vivement, et nous avons une chance d’y parvenir. Merci beaucoup à tous. Je vous en suis reconnaissant. Je vous remercie.

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