L’invitation de Netanyahu à parler à la Knesset est un coup de “bluff”, selon un représentant d’Abbas
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L’invitation de Netanyahu à parler à la Knesset est un coup de “bluff”, selon un représentant d’Abbas

Dans ce qui ressemble à un rejet des propositions au président de l’AP, une source palestinienne déclare que le discours du Premier ministre était “prévisible” et destiné aux israéliens

La Knesset sous la neige de décembre 2013 (Crédit : Flash 90)
La Knesset sous la neige de décembre 2013 (Crédit : Flash 90)

Un fonctionnaire de l’Autorité palestinienne a rejeté l’invitation du Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’intention du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à s’exprimer à la Knesset, la considérant comme un coup de « bluff ».

Dans son allocution lors de la 71ème session de l’Assemblée Générale des Nations unies à New York jeudi, Netanyahu a également proposé de se rendre aux quartiers généraux de l’AP à Ramallah pour discuter du processus de paix.

Au même moment, le Premier ministre a sévèrement critiqué les dirigeants palestiniens, les accusant « d’empoisonner le futur » en incitant au terrorisme via les programmes éducatifs et la télévision, et reprochant leur refus de reconnaitre Israël comme l’État hébreu.

Le Premier ministre a insisté pour que la reprise des négociations de paix se fasse en contact direct. Il a donc invité Abbas à s’adresser « au peuple israélien à la Knesset à Jérusalem », et s’est montré ouvert à « se rendre au Parlement palestinien à Ramallah et à prendre la parole. »

« Ce discours était destiné à apaiser l’opinion publique dans son pays », a déclaré un responsable palestinien dont l’identité n’est pas connue. « C’était un discours prévisible, notamment l’invitation à la Knesset. » Le responsable semble donc avoir décliné cette invitation, la qualifiant de « coup de bluff ».

Le responsable a ajouté que l’AP « connait exactement le plan [de Netanyahu] et ce plan n’inclut pas l’établissement d’un État palestinien souverain. »

« Netanyahu est attaché à la solution en un seul état, mais pas à la solution à deux États. »

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