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L’Irak se retire des Mondiaux d’escrime pour éviter un combat contre Israël

Le tirage avait en effet décidé que l'Irakien Ali Salman et l'Israélien Raz Goren combattraient, se trouvant dans le même groupe

La Russe Anna Smirnova, enregistrée en tant qu'athlète neutre individuel, assise en signe de protestation, après que l'Ukrainienne Olha Kharlan ait refusé de lui serrer la main, après la victoire de Kharlan en Sabre lors des Qualifications individuelles seniors femmes, dans le cadre des Championnats du monde d'escrime à la Foire Allianz, à Milan, le 27 juillet 2023. (Crédit : Andreas SOLARO / AFP)
La Russe Anna Smirnova, enregistrée en tant qu'athlète neutre individuel, assise en signe de protestation, après que l'Ukrainienne Olha Kharlan ait refusé de lui serrer la main, après la victoire de Kharlan en Sabre lors des Qualifications individuelles seniors femmes, dans le cadre des Championnats du monde d'escrime à la Foire Allianz, à Milan, le 27 juillet 2023. (Crédit : Andreas SOLARO / AFP)

Les Championnats du monde d’escrime se déroulent actuellement à Milan. Ce mercredi, Bagdad a décidé de retirer en individuel ses compétiteurs afin qu’ils ne puissent affronter des Israéliens.

Le tirage avait en effet décidé que l’Irakien Ali Salman et l’Israélien Raz Goren combattraient, se trouvant dans le même groupe. Mais « les principes nationaux valent plus que tous les championnats », a indiqué la Fédération d’escrime irakienne.

Selon l’instance, cette décision est conforme à la loi irakienne, en rejet de « l’entité israélienne occupante et en solidarité avec la cause palestinienne ».

Une loi votée par le Parlement irakien en mai 2022 criminalise toutes les relations avec Israël et expose ses contrevenants à la peine de mort. Tous les secteurs de la société sont concernés : fédérations sportives mais aussi médias ou institutions gouvernementales.

La Fédération irakienne a précisé que ses escrimeurs restaient engagés dans les compétitions par équipe aux Championnats du monde d’escrime à Milan, à condition qu’ils ne croisent pas dans les tableaux d’athlète israélien.

Les Israéliens Grigori Beskin, Ido Harper, Yonathan Cohen, Yuval Freilich, Dar Hecht, Raz Goren, Ori Finsterbush, Lior Druck, et Gili Kuritzky se trouvent engagés dans la compétition. Ils n’ont pas remporté de médaille pour le moment.

Le boycott d’Israël lors de compétitions sportives est relativement fréquent, même si le pays s’est rapproché de nations arabes ces dernières années, dans le cadre des accords d’Abraham.

Le judoka algérien Fethi Nourine. (Capture d’écran)

Aux JO de Tokyo, en 2021, le judoka algérien Fethi Nourine avait préféré déclaré forfait plutôt que d’affronter un Israélien. Plusieurs judokas iraniens ont aussi refusé de combattre leurs homologues israéliens. Des cas de boycott de la part de sportifs iraniens ont aussi été constatés en natation, football, lutte et tennis.

Ce jeudi, aux Championnats du monde d’escrime, l’Ukrainienne Olga Kharlan a été disqualifiée pour ne pas avoir serré la main de son adversaire russe Anna Smirnova.

La sabreuse ukrainienne était devenue jeudi la première représentante de son pays à affronter une Russe depuis l’invasion de l’Ukraine il y a près d’un an et demi grâce à une inflexion de la politique de son gouvernement.

Devant ce refus d’une poignée de main, Anna Smirnova a protesté sans succès et refusé de quitter la piste près d’une heure durant après la fin du match. L’arbitre ayant déjà accordé la victoire à Kharlan, la Russe n’a pas été repêchée.

Quelles seront les conséquences de cette décision ? L’entrée en compétition de Kharlan n’a été permise que par un revirement de dernière minute. Un décret du ministère des Sports ukrainien interdisait jusqu’à présent aux athlètes de ses délégations officielles de participer à des compétitions où figuraient des Russes ou Bélarusses.

Modifié mercredi, il ne concerne désormais que les « athlètes représentant la Fédération de Russie ou la République du Bélarus ». Cela leur permet de concourir face à des athlètes sous bannière neutre, ce qui est conforme à la recommandation du Comité international olympique (CIO) mise en œuvre par plusieurs fédérations internationales, dont l’escrime, pour réintégrer Russes et Bélarusses dans le sport mondial.

Exceptés sur les circuits ATP et WTA de tennis où les joueurs ne font pas partie d’une délégation officielle, il n’y avait plus eu d’opposition entre sportifs des deux pays depuis l’invasion russe de l’Ukraine.

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