L’Iran a près de 4 000 centrifugeuses d’enrichissement – président du Parlement
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L’Iran a près de 4 000 centrifugeuses d’enrichissement – président du Parlement

Le chiffre est en baisse par rapport aux 9 000 d'avant l'accord sur le nucléaire de 2015, a déclaré Ali Larijani, dans une rare communication de ses activités

Le président du Parlement iranien Ali Larijani s'exprime lors d'une interview à Téhéran, en Iran, le 16 juin 2007. (Capture d'écran EuroNews/YouTube)
Le président du Parlement iranien Ali Larijani s'exprime lors d'une interview à Téhéran, en Iran, le 16 juin 2007. (Capture d'écran EuroNews/YouTube)

L’Iran dispose de 3 000 à 4 000 centrifugeuses actives pour l’enrichissement de l’uranium, a déclaré son président du Parlement.

Le nombre de machines en fonctionnement est en baisse par rapport aux 9 000 que la République islamique avait en activité avant de signer l’accord sur le nucléaire en 2015 avec six puissances mondiales, a déclaré le président du Parlement iranien, Ali Larijani, dans une rare révélation du nombre actuel des centrifugeuses.

Le nombre actuel de centrifugeuses actives est bien en deçà du plafond convenu dans l’accord sur le nucléaire appelé Plan d’action global conjoint, ou JCPOA [Joint Comprehensive Plan of Action], a déclaré M. Larijani lors d’une réunion de religieux. Il a pris la parole dans la province de Fars, dans le sud-ouest de l’Iran, a rapporté l’agence iranienne Tasnim News.

L’accord de 2015 avait été signé avec la Russie, la Chine, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont annoncé en mai qu’ils se retireraient de l’accord sur le nucléaire.

Larijani dans ses déclarations a accusé les Etats-Unis et « le régime sioniste d’Israël » de comploter contre l’Iran.

L’Agence internationale de l’énergie atomique a certifié lundi que l’Iran respecte pleinement les termes du JCPOA.

Mercredi, l’ambassadeur de l’Iran auprès des organisations internationales à Vienne, Kazem Gharibabadi, a appelé les autres parties à l’accord sur le nucléaire de 2015 à veiller à ce que cet accord serve les intérêts de la République islamique.

Capture d’écran d’une séquence vidéo d’Ali Akbar Salehi, chef de l’agence nucléaire iranienne, (à droite) et de trois centrifuges d’enrichissement en uranium en arrière plan. (Crédit : YouTube)

« Alors que l’Iran a poursuivi sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de manière efficace et fondée sur la bonne volonté, nos intérêts n’ont malheureusement pas été pleinement servis sur la base de ce qui a été stipulé dans l’accord sur le nucléaire, a déclaré Gharibabady lors de son intervention au Conseil des gouverneurs de l’Agence dans une séance du mois de mai, dans la capitale ».

Il a déclaré que l’Iran s’est comporté de manière responsable et a rempli ses obligations jusqu’à présent, contrairement aux États-Unis, qui ont abandonné l’accord et réimposé des sanctions économiques à l’Iran.

Pour sa part, le chef du service nucléaire iranien a déclaré dimanche que l’Iran avait achevé la construction d’une unité à la centrale nucléaire de Natanz qui fabriquera des centrifugeuses de pointe, selon Reuters, qui cite des médias officiels de l’État.

L’agence de presse officielle IRNA a cité dimanche Ali Akbar Salehi qui a déclaré que l’Ayatollah Khamenei, le guide suprême du pays, « nous avait ordonné de construire une salle très avancée pour la construction des centrifugeuses modernes, et cette salle a été entièrement équipée et mise en place ».

En juin, Khamenei aurait ordonné des préparatifs pour augmenter la capacité d’enrichissement de l’uranium du pays si l’accord nucléaire avec les puissances mondiales s’effondrait.

Un ministre israélien de haut rang a menacé mercredi l’Iran d’une action militaire s’il poursuivait son développement dans le domaine nucléaire.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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