Rechercher

L’Iran cherche à élargir ses liens avec les Emirats

En juillet, Abou Dhabi avait fait part de son intention de nommer un ambassadeur à Téhéran, dans le cadre de cette politique de "désescalade" au Moyen-Orient

Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian pendant une conférence de presse avec Josep Borrell, haut-représentant de l'Union européenne aux Affaires étrangères, à Téhéran, le 25 juin 2022. (Crédit :  ATTA KENARE / AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian pendant une conférence de presse avec Josep Borrell, haut-représentant de l'Union européenne aux Affaires étrangères, à Téhéran, le 25 juin 2022. (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

L’Iran veut élargir ses liens avec les Emirats arabes unis, a déclaré mercredi son ministre des Affaires étrangères en recevant l’ambassadeur émirati à Téhéran, qui a repris ses fonctions six ans après la réduction de la représentation diplomatique entre les deux pays.

Plusieurs pays du Golfe avaient réduit le niveau de leur représentation diplomatique en Iran en 2016, après le saccage de l’ambassade d’Arabie Saoudite à Téhéran par des manifestants protestant contre l’exécution par Ryad d’un important chef religieux chiite, Nimr al-Nimr.

« Sur la base de notre politique de voisinage, nous souhaitons élargir nos relations avec tous nos voisins, y compris les Emirats arabes unis », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir-Abdollahian, cité dans un communiqué de son ministère, en recevant l’ambassadeur émirati, Saïf Mohammed Al-Zaabi.

En juillet, Abou Dhabi, qui mène une nouvelle diplomatie de rapprochement avec ses anciens rivaux comme la Turquie, avait fait part de son intention de nommer un ambassadeur à Téhéran, dans le cadre de cette politique de « désescalade » au Moyen-Orient.

Un drapeau des Emirats Arabes Unis flottant à Dubaï. (typhonski via iStock par Getty Images)

Les Emirats ont toujours maintenu des liens économiques forts avec la République islamique.

Abou Dhabi a normalisé ses relations en 2020 avec Israël, ennemi juré de la République islamique, tout en s’engageant dans une politique d’apaisement avec ses anciens rivaux, comme la Turquie, le Qatar ainsi que l’Iran.

M. Amir-Abdollahian « a également souligné la nécessité pour les pays de la région de coopérer pour la stabilité régionale », a ajouté le communiqué iranien.

Téhéran avait annoncé à la mi-août l’arrivée d’un nouvel ambassadeur du Koweït, qui avait aussi réduit ses relations avec la République islamique en 2016.

Deux poids lourds du Moyen-Orient, l’Iran chiite et l’Arabie sunnite ont exprimé leur volonté de surmonter leurs divergences et entrepris des négociations rendues publiques pour la première fois en avril 2021.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...