L’Iran cherchera probablement à acquérir de nouveaux sous-marins en 2020
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L’Iran cherchera probablement à acquérir de nouveaux sous-marins en 2020

Téhéran devrait profiter de l’expiration de l’interdiction sur la vente d’armes en 2020, selon les renseignements américains

Un membre du corps d'élite iranien des Gardiens de la Révolution scande des slogans après l'attaque d'un navire de guerre pendant un exercice militaire dans le détroit d'Ormuz, au sud de l'Iran, le 25 février 2015. (Crédit : Hamed Jafarnejad/AFP/Fars News)
Un membre du corps d'élite iranien des Gardiens de la Révolution scande des slogans après l'attaque d'un navire de guerre pendant un exercice militaire dans le détroit d'Ormuz, au sud de l'Iran, le 25 février 2015. (Crédit : Hamed Jafarnejad/AFP/Fars News)

L’Iran devrait profiter de l’expiration de l’embargo international imposé sur la vente des armes en 2020 pour acheter de nouveaux navires de guerre, des sous-marins et des missiles de croisière, selon une nouvelle évaluation du Bureau américain des renseignements navals.

Le rapport publié au mois de février a noté que, avec les restrictions sur les ventes d’armes classiques dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015 qui prendront fin en 2020, Téhéran sera en mesure de « poursuivre ses acquisitions étrangères devenues impossibles depuis que des sanctions ont été imposées au programme nucléaire iranien ».

Selon le rapport, l’Iran considère ses forces navales comme étant essentielles pour contrer les menaces, et sa stratégie de défense est donc fortement axée sur le développement de sa marine.

« Les acquisitions se poursuivront selon les tendances établies avec une préférence pour des navires plus petits et plus rapides, équipés d’armes sophistiquées, et acquis en grand nombre », a-t-il évalué.

La République islamique va probablement chercher à acquérir des missiles de croisière anti-navire lancés par des sous-marins et de nouvelles torpilles.

« Après 2020, l’Iran peut envisager des acquisitions étrangères de navires et de sous-marins avec un large éventail d’armes. Selon les informations reçues, l’Iran a entamé des négociations avec la Russie pour acquérir le missile de croisière de défense côtière SS-N-26 Yakhont, aussi », a signalé le rapport.

Lundi, l’Iran a annoncé qu’il avait testé deux missiles au cours d’une série d’exercices navals dans le golfe Persique. L’un a été tiré d’un sous-marin, a-t-il précisé.

Le ministre iranien de la Défense Hossein Dehghan a déclaré que le missile Nasir, qu’il a décrit comme le dernier missile lancé par un sous-marin, « a réussi à toucher sa cible » lors de son lancement d’essai.

Ces tirs de missiles iraniens suivent les tests de lancements d’un missile balistique et d’un missile de croisière à la fin du mois de janvier – deux armes qui ont une capacité nucléaire. Le test sur le missile de croisière a été sanctionné par les Américains qui ont imposé des restrictions contre un certain nombre d’entités impliquées dans le programme iranien de missiles balistiques. Cela leur a également valu un avertissement de la part du président américain Donald Trump qui a déclaré que la République islamique avait été « mise en garde » et que « rien n’est à exclure » en termes de réponse militaire aux provocations iraniennes.

En janvier, l’administration sortante d’Obama a déclaré que, à l’occasion du premier anniversaire de la mise en œuvre de l’accord nucléaire, Téhéran était considérée comme étant « respectueux de ses engagements » en vertu de l’accord.

La Maison Blanche a indiqué que l’accord avait permis d’obtenir des « résultats significatifs et concrets ». En effet, il a permis de soumettre l’Iran à un programme d’inspection et de vérification, réduire son stock d’uranium de 98 % et de démanteler plus des deux tiers de ses centrifugeuses.

L’accord a ouvert la voie pour que l’Iran rentre dans le système financier international, en dégelant des actifs iraniens estimés à 100 à 150 milliards de dollars, bien que l’administration ait insisté sur le fait que le chiffre est en réalité beaucoup plus bas.

En avril 2016, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait déclaré que l’Iran avait déjà reçu environ 3 milliards de dollars.

Israël, et en particulier le Premier ministre Benjamin Netanyahu, était contre l’accord et a fait pression pour le contrecarrer.

Le président Donald Trump a été un critique sévère de l’accord et avait juré de le démanteler pendant sa campagne. Depuis son élection, cependant, ses principaux conseillers ont signalé que Trump ne se retirera pas unilatéralement de l’accord à moins que l’Iran ne viole les termes de l’accord.

Le secrétaire à la Défense, James Mattis, a déclaré à la commission des Services armés du Sénat, lors de son audition, que les États-Unis devaient honorer leur engagement.

En dépit du fait qu’il s’agisse d’un « accord imparfait sur le contrôle des armes », a-t-il expliqué, « quand l’Amérique donne sa parole, nous devons nous y tenir et travailler avec nos alliés ».

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