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L’Iran confirme discuter indirectement avec les États-Unis via Oman

Téhéran cherche à obtenir la levée des sanctions appliquées par les États-Unis depuis 2018, qui affectent durement son économie

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, lors d'une conférence de presse, à Téhéran, le 13 juillet 2022. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, lors d'une conférence de presse, à Téhéran, le 13 juillet 2022. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

L’Iran continue à mener des pourparlers indirects avec les États-Unis par l’intermédiaire du sultanat d’Oman, notamment sur les Américains détenus dans le pays, a confirmé lundi un responsable diplomatique à Téhéran.

Les discussions menées à Mascate, la capitale du sultanat d’Oman, « n’étaient pas secrètes », a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, interrogé sur des informations de presse faisant état d’avancées entre Téhéran et Washington.

« Afin de stimuler les pourparlers sur la levée des sanctions » américaines visant l’Iran, « nous avons salué les efforts des responsables omanais et nous avons échangé des messages avec l’autre partie par l’intermédiaire de ce médiateur », a-t-il expliqué au cours de sa conférence de presse hebdomadaire.

« Les pourparlers se poursuivent dans ce cadre », a-t-il précisé.

Téhéran et Washington n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980 à la suite de la Révolution islamique en Iran.

Ces derniers jours, les deux capitales ont démenti des informations publiées par des médias selon lesquelles elles étaient proches de conclure un accord intérimaire pour remplacer l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 (JCPOA), moribond depuis le retrait américain en 2018.

« Il n’y a pas d’accord temporaire pour remplacer le JCPOA et une telle chose n’est pas à l’ordre du jour », a réagi vendredi la mission de l’Iran auprès de l’ONU, citée par l’agence officielle Irna. La Maison Blanche a également qualifié de « fausse » l’information parue dans la presse.

Téhéran cherche à obtenir la levée des sanctions appliquées par les États-Unis depuis 2018, qui affectent durement son économie.

La médiation d’Oman porte aussi sur un échange de prisonniers, pour lequel « les négociations se poursuivent », a réaffirmé Kanaani. « Si l’autre partie fait preuve du même sérieux que nous, nous pourrons parvenir à un résultat dans un avenir proche », a-t-il ajouté.

Au moins trois Irano-Américains sont détenus en Iran, dont l’homme d’affaires Siamak Namazi, arrêté en octobre 2015 et condamné à dix ans de prison pour espionnage.

De son côté, l’Iran a fait état en 2022 de la détention « de dizaines » de ressortissants aux États-Unis, dont certains sont accusés d’avoir « détourné les sanctions américaines » prises contre Téhéran.

Ces dernières semaines, l’Iran a libéré six prisonniers européens et récupéré un diplomate iranien condamné pour terrorisme et incarcéré en Belgique.

Par ailleurs, Kanaani a démenti l’annonce par la Maison Blanche que l’Iran fournissait du matériel à la Russie pour « construire une usine de drones ».

« Nous rejetons toute accusation concernant l’exportation d’armes vers la Russie pour une utilisation dans la guerre contre l’Ukraine », a déclaré le porte-parole.

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