L’Iran dément avoir piraté le téléphone de Benny Gantz
Rechercher

L’Iran dément avoir piraté le téléphone de Benny Gantz

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères assure qu'Israël "fabrique différents types d'allégations non pertinentes pour créer un climat hostile"

Benny Gantz prend la parole lors d'une conférence présentant la liste des candidats du parti pour les prochaines élections à la Knesset lors d'un événement à Tel Aviv, le 19 février 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Benny Gantz prend la parole lors d'une conférence présentant la liste des candidats du parti pour les prochaines élections à la Knesset lors d'un événement à Tel Aviv, le 19 février 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

L’Iran a nié, mercredi, avoir piraté le téléphone portable du candidat Benny Gantz, accusant l’État juif de répandre de fausses allégations pour nourrir « l’Iranophobie. »

Jeudi dernier, la Douzième chaîne a rapporté que les renseignements iraniens avaient réussi à accéder au téléphone et à tout son contenu. La chaîne nous apprenait ensuite samedi soir qu’aucune information sensible ne s’y trouvait, mais a laissé entendre que l’incident était « embarrassant » pour lui.

Benny Gantz a indiqué mardi que les services du Shin Bet l’en avaient informé six mois plus tôt environ et que son téléphone ne contenait aucune information ou document sensibles.

Mais Téhéran a vigoureusement démenti l’information mercredi matin, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qasemi, faisant savoir à des journalistes qu’Israël « fabriquait différentes sortes d’allégations non pertinentes pour créer un climat hostile à l’égard de l’Iran, » d’après l’agence de presse officielle IRNA.

Bahram Qasemi a accusé Jérusalem de « répandre des mensonges » et de recourir à la propagande pour accuser l’Iran de tous les incidents survenant dans le monde.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qasemi, informe les journalistes lors d’une conférence de presse à Téhéran le 22 août 2016. (Capture d’écran YouTube)

Le parti Kakhol lavan a estimé que la divulgation de cet événement relevait d’une tentative de détournement de l’attention sur les révélations de l’Affaire 3 000, dont de nouvelles selon lesquelles le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait touché des millions de shekels dans la fameuse affaire des sous-marins.

Dans le même temps, le parti du candidat centriste a demandé au procureur général Avichai Mandelblit d’enquêter sur la fuite du piratage dans la presse.

D’après des informations parues dimanche, le téléphone portable de l’ancien Premier ministre Ehud Barak a été piraté il y a quelques mois, et son contenu apparemment revendu à l’Iran.

L’ancien ministre de la Défense Ehud Barak à Tel Aviv, le 22 décembre 2017. (Crédit : Flash90)

Une source ayant connaissance de l’affaire Barak a indiqué à l’émission d’enquête « Uvda » de la Douzième chaîne que l’Iran n’était pas responsable, mais qu’il aurait acheté les informations à des pirates étrangers.

D’après cette source, cette infiltration dans le téléphone de l’ancien Premier ministre résultait d’une négligence de la part de Barak, et aucun élément embarrassant n’a été obtenu.

Ehud Barak — ancien chef de l’armée et ministre de la Défense ayant officié comme Premier ministre de 1999 à 2001 — comme le Shin Bet ont refusé de commenter ces informations.

Mardi, le cabinet du Premier ministre a démenti des informations saoudiennes selon lesquelles les téléphones de l’épouse et du fils de Benjamin Netanyahu, Sara et Yair Netanyahu, avaient été piraté par l’Iran.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...