L’Iran dément la présence de troupes en Syrie
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L’Iran dément la présence de troupes en Syrie

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, a critiqué les pays qui aident les rebelles syriens

Marzieh Afkham en conférence de presse en 2013 (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Marzieh Afkham en conférence de presse en 2013 (Crédit : Capture d'écran YouTube)

L’Iran a de nouveau démenti mercredi la présence de troupes en Syrie pour combattre aux côtés de l’armée du président Bachar al-Assad, alors que des sources militaires syriennes ont rapporté l’arrivée récente de plusieurs milliers d’hommes.

Téhéran est le principal allié régional du régime syrien et lui fournit un soutien financier ainsi que militaire sous la forme de conseillers auprès des forces régulières. Mais les responsables iraniens ont toujours démenti la présence de troupes sur le terrain.

Un membre des services de sécurité syriens avait affirmé début juin à l’AFP sous couvert de l’anonymat que plusieurs milliers de combattants irakiens et iraniens étaient en Syrie pour défendre Damas et sa banlieue, alors que l’armée syrienne a subi récemment une série de défaites face aux rebelles de l’organisation Etat islamique et du Front Al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda.

A l’instar du pouvoir à Damas, l’Iran considère les rebelles comme des « terroristes » et accuse les pays occidentaux, la Turquie et certains pays arabes du Golfe de financer les groupes radicaux comme l’EI ou le Front Al-Nosra.

Les allégations sur « la présence militaire des pays amis de la Syrie » sont « sans fondement », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, lors de son point de presse hebdomadaire.

« Le gouvernement et le peuple syriens ont la capacité de résister et ils l’auront encore, » dans l’avenir, a-t-elle ajouté.

Afkham a de nouveau critiqué « l’erreur politique » des pays qui aident à la formation militaire des rebelles syriens.

Des militaires syriens affirment qu’à la suite d’un accord récent entre l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, ennemis irréductibles du régime de Bachar al-Assad, les rebelles qu’ils soutiennent, longtemps divisés, attaquent désormais par dizaines de milliers les positions de l’armée gouvernementale.

De son côté, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a déclaré qu’il n’y avait eu « aucun changement dans le soutien de l’Iran à la Syrie pour lutter contre le terrorisme », selon l’agence officielle Irna.

« C’est une approche stratégique et non une action tactique », a-t-il dit.

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